« La prohibition légale de l’inceste, une invention du Lévitique », conférence par Tobie Nathan

Une excellente mini-conférence de 28′ par Tobie Nathan datée de mars 2021. Ma gratitude d’avoir pu suivre ses enseignements à Paris 8 en tant qu’étudiante en psychologie clinique est toujours présente ; sa rencontre a été pour moi bouleversements et ouverture au vivant. Original ici.

Tobie Nathan est né en Egypte en 1948. Il a été professeur de psychologie clinique et pathologique à l’Université de Paris 8. Il a créé la première consultation d’ethnopsychiatrie en France, en 1979, au service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent de l’hôpital Avicenne (Bobigny). Il a fondé en 1993 Le Centre Georges Devereux, Centre universitaire d’aide psychologique aux familles migrantes, au sein de l’UFR Psychologie, Pratiques cliniques et sociales de l’Université de Paris 8, centre qu’il a dirigé de 1993 à 1999. De 2004 à 2009, il a été Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle près l’Ambassade de France en Israël à Tel-Aviv. Il est aussi romancier et a publié plusieurs romans et, en collaboration, une pièce de théâtre.

Dans le domaine des sciences humaines, il a été admis que la prohibition de l’inceste, c’est-à-dire l’interdiction d’avoir des rapports sexuels avec un parent proche, père, mère, frère, sœur, était une loi universelle dans toutes les sociétés humaines, en tous lieux et en tous temps. Cet énoncé, longtemps considéré établi résiste-t-il aujourd’hui à la critique, au regard des données récentes tant en anthropologie qu’en psychologie, en éthologie ou, ce qui nous occupera particulièrement ici, aux données provenant de l’histoire des religions ? …/…

PLAN de l’intervention :

  1. Un interdit universel ? Une fausse idée très répandue (5min)
  2. Une invention juive_Les abominations du Lévitique (4min)
  3. L’erreur de Freud et Lévi-Strauss_Pas d’inceste chez les animaux (2min)
  4. Un cas limite_Epouser sa cousine (3min)
  5. Inceste en Egypte et Iran ancien_Une recherche de pureté absolue (7min)
  6. Aux origines fut l’inceste_Caïn et Abel, Lot et ses filles, Juda et Tamar (7min)

Voir la conférence :

 » La terreur, et comment s’en prémunir…  » par Tobie Nathan

En janvier 2018, j’avais fait part ici de mon commentaire de lecture de ce livre de Tobie Nathan. Hier sur son site l’auteur a publié un extrait de son livre où il aborde la question et la définition de la terreur ; publication que je partage bien volontiers dans sa totalité. A lire et/ou relire…

Tiré de Tobie Nathan, Les âmes errantes, Paris, L’Iconoclaste, 2017

Notre langue distingue avec bonheur : la terreur, la frayeur et la peur.

Terreur… Le mot est puissant et agirait presque sans la chose. Il suffit de clamer sa terreur pour déclencher la terreur alentour. Qu’est-ce que la terreur ?

La terreur n’est pas un sentiment. On ne l’éprouve pas. On est envahi par elle, jeté au sol, atterré. Il ne s’agit pas davantage d’une émotion, mais d’un phénomène plus archaïque, une paralysie déferlante, qui fige l’âme et le corps. Son équivalent pourrait être, dans le règne animal, le mimétisme de la mort — celui d’une araignée, l’épeire diadème de nos jardins, par exemple, qui, acculée par un prédateur, se recroqueville en position de morte, déjà morte en attendant la mort… déjà morte, pour éviter la mort, sans doute. Telle pourrait être définie la terreur : un anéantissement du soi dans l’espoir d’éviter la mort[1].

Ceux qui terrorisent — appelons-les par leur nom : les « terroristes » — ne craignent pas la mort, qui est leur alliée, alors que les terrorisés vivent sous son empire, tentant de l’éviter en la mimant.

La terreur, ce n’est pas la frayeur, qui s’abat comme la foudre, qui « glace les sangs »[2], éjectant l’âme, laissant un corps sans désir, quasi-mécanique.

La terreur, ce n’est pas la peur, non plus, une émotion véritable cette fois, consciente ou sur le point de le devenir. Si elle est accompagnée de sensations, le pouls qui s’accélère, la chaleur qui se déplace dans le haut du corps laissant le bas glacé, les tremblements parfois, il n’en reste pas moins que la peur est une sorte de raisonnement compacté qui contient, condensées, les traces d’expériences antérieures. L’enfant qui s’est brûlé sur la plaque chauffante a peur d’en approcher la main. La peur est une « raison pratique », au sens propre.

Alors, si elle n’est ni peur ni frayeur, comment définir la terreur et sa phénoménologie ? J’userai d’une parabole : en forêt, au détour d’un chemin, un homme se trouve soudain face à un tigre. Il regarde l’animal… qui le regarde. Cet échange de regards est l’instant précis de la terreur. En cette fraction de seconde, l’homme voit ce que le tigre voit en lui : un morceau de viande. Au moment où il est devenu substance aux yeux de l’animal, il est pris de terreur. Car le tigre ne sait pas qui il mange ; il sait ce qu’il mange. Je veux dire : il vient de définir l’homme comme une nourriture. Il l’a défini ainsi dans ses muscles bandés, dans la puissance de ses crocs, dans le tranchant de ses griffes. Et l’homme n’a aucun moyen de s’y soustraire. Il est devenu, pour lui-même, ce morceau de viande que convoite le tigre. La terreur se caractérise par une dépossession radicale de son être.

Devant un tigre, je suis frappé de terreur, car il a ramené la totalité de mon être aux quelques kilos de chair dont il fera son repas ; devant un Nazi, je le suis tout autant, lui qui ne voit en moi que la judéité qu’il entend éradiquer de la surface du monde…

Ramené avec violence à une seule de ses caractéristiques pour laquelle il sera dévoré, la volonté anéantie, dépossédé de son être, un humain terrorisé est déjà un captif. Le puissant, celui qui tient une arme, qui détient la force de le terroriser, pourra s’emparer de sa personne, en user comme d’une machine ou d’une matière. Il niera sa singularité, gommera son nom, effacera sa filiation, jusqu’à le transformer en zombie. Et il finira par l’asservir. La terreur est toujours le premier temps de la capture ; on la retrouve à la source de tout esclavage.

Dans un tel contexte où chacun est une cible potentielle, les plus fragiles tentent d’échapper à la terreur en s’affiliant  paradoxalement aux terroristes… C’est ainsi que la terreur engendre souvent des terroristes, qui sèmeront la terreur — terreur qui engendrera des terroristes… et cela en un mouvement infernal.

Quelques conseils de prise en charge

Ne jamais porter publiquement l’accent sur la terreur. La terreur, il faut le savoir, est communicative. Devant une personne terrorisée, on est terrorisé à son tour, et sans même savoir pourquoi. « Soigner » la terreur ne peut jamais consister en un partage de l’émotion. Les comptes rendus de journalistes, les prises de position de politiques, qui paraphrasent indéfiniment l’émotion, se révèlent auxiliaires de l’action terroriste, contribuant à répandre la terreur.

On ne saurait répondre à une stratégie de la terreur par une description de la souffrance des victimes. La seule réponse acceptable, correspondant à la fois à nos exigences morales et à nos soucis d’efficacité, est l’intelligence des stratégies de la terreur. À la puissance du tigre, on ne saurait opposer que les ruses du chasseur qui, ayant tout appris de la rationalité du tigre, ne craint pas de l’affronter.

Sans oublier une vertu peu évoquée dans les prises en charge psycho-sociales : le courage ! Il est impossible de répondre à des stratégies d’asservissement sans mobilisation de sa propre vaillance.

[1] Georges Devereux avait développé la même idée dans un article célèbre, souvent commenté : « La renonciation à l’identité, défense contre l’anéantissement », Revue française de psychanalyse, XXXI, 1967, 1, 101-142.

[2] En suivant l’étymologie la plus probable, « frayeur » dériverait du latin frigidus, « glacé ». Voir les développements du vocabulaire de la frayeur dans plusieurs langues dans Tobie Nathan, Nathalie Zajde, Psychothérapie démocratique. Paris, Odile Jacob, 2012.

« Céphalophore. À en perdre la tête ? » par Tobie Nathan

J’aime lire les contributions courtes, ciselées, étonnantes que Tobie Nathan distille par-ci par-là dont dans Philosophie Magazine. Elles me saisissent, souvent, m’enlèvent par surprise, dans un mouvement où j’ai plaisir à me laisser prendre, emmener vers de l’ailleurs…

Un article de Tobie Nathan paru dans Philosophie Magazine n° 143, septembre 2020. Original ici.

Céphalophore. À en perdre la tête ?

Ce mot obscur désigne un martyr chrétien portant sa tête – siège supposé du Moi – dans ses bras. Une tradition ressuscitée par les récents projets de greffe chirurgicale du crâne ?

Où se situe le Moi ? Les Grecs de l’Antiquité pensaient sans doute qu’il se trouvait dans cette membrane séparant le souffle des humeurs digestives, le diaphragme – qui se dit dans leur langue phrenos et dont nous avons tiré des mots savants tels que la schizophrénie (littéralement : « l’âme clivée »). Les Hébreux préféraient le souffle, roua’h, un « vent » qui désigne aussi « l’âme » – d’où le fameux nefesh roua’h, « le souffle de vie » que Dieu insuffla à son Adam d’argile. Les Bamiléké du Cameroun, eux, situent probablement le Moi dans le crâne qu’ils conservent pieusement après le décès de l’un des leurs, à qui ils offrent prières et libations et qu’ils invitent à parler au cours de cérémonies. Le catholicisme médiéval nourrissait sans doute la même conception, lui qui regorge de crânes qui parlent. Saint Just enfant, par exemple, décapité près de Beauvais sur ordre du tyran Rictovar, se redresse, ramasse sa tête, et celle-ci se met aussitôt à prier Dieu. Quant à la passion de saint Denis, elle va plus loin encore, puisque le premier évêque de Paris – décapité au mont de Mars devenu du coup mont des Martyrs (aujourd’hui Montmartre) – prend sa tête dans ses bras et s’en va clopinant jusqu’au lieu qu’il se désigne pour sépulture, là où s’élève actuellement la basilique de Saint-Denis. 

Étonnamment, les recherches scientifiques les plus hardies semblent puiser leurs concepts dans les épisodes mythologiques les plus fous ! Un célèbre neurochirurgien italien, Sergio Canavero, avait déjà annoncé en 2017 qu’il réaliserait la greffe de la tête d’un homme rendu paraplégique par une amyotrophie spinale sur le corps sain d’un homme en état de mort cérébrale. Il serait ainsi parvenu à faire parler une tête après l’avoir tranchée. Pour lui, l’être qui en sortirait serait le titulaire de la tête (et non pas du corps), validant les présupposés du Moyen Âge. Mais Valery Spiridonov, le volontaire, avait entre-temps renoncé, conscient d’avoir une chance minime de survivre à l’opération. 

En 2019, associé à Ren Xiaoping, un collègue chinois, Canavero a fourni de nouvelles preuves de sa capacité à traiter les lésions irréversibles de la moelle épinière, progrès qui lui permettraient, dans un avenir proche, de réaliser la première greffe de tête humaine. Le médecin italien, habitué des coups médiatiques, agace la profession. Certains, qui le prennent néanmoins au sérieux, au moins du point de vue technique, s’inquiètent des conséquences éthiques de telles avancées. Le chirur­gien britannique Bruce Mathew a ainsi déclaré qu’en laissant Canavero pratiquer ses expériences à la Frankenstein, on ouvrait la voie à la poursuite de l’immortalité. Tout en prenant le risque de voir réapparaître les riches prévoyants ayant pris soin de cryogéniser leur tête avant de partir.

Canavero a évalué le coût d’une telle greffe à 100 millions de dollars, l’opération nécessitant par ailleurs la présence de pas moins de 150 chirurgiens. Saint Denis avait gagné l’immortalité à moindres frais ! 

À lire

Charles-Henry Pradelles de LatourLe Crâne qui parle. Ethnopsychanalyse en pays bamiléké (Epel, 2e édition, 1991).

Claudio Galderisi, « Le “crâne qui parle” : du motif aux récits. Vertuchrétienne et vertu poétique », in Cahiers de civilisation médiévale, n° 183, juillet-septembre 2003, pp. 213-231.

« Zao. Le stade du masque » par Tobie Nathan

Paru dans Philosophie Magazine de novembre 2019, original ici.

Vous rêvez d’incarner Leonardo DiCaprio dans Titanic ? Grâce à cette application qui permet de remplacer facilement et rapidement son visage par un autre sur une vidéo, c’est possible. De quoi bluffer Lacan et dissoudre ce qui s’appelait encore il y a peu l’identité personnelle.

Naguère, en psychanalyse, on parlait du « stade du miroir », concept élaboré par Jacques Lacan en 1936. Lorsque l’enfant découvre son reflet dans la glace, à l’âge de 6 mois, prétendait-on, il n’y attache pas plus d’importance que ça ; jusqu’à 1 an, il traite l’image comme s’il s’agissait d’un autre enfant avec lequel il rit ou échange ; mais à 18 mois, il jubile en se reconnaissant enfin. Quelques esprits grincheux avaient posé la question, naïve : « Mais comment donc l’enfant prend-il conscience de son “je” dans des milieux dépourvus de miroirs ? » Et on répondait à ces béotiens que le regard de l’autre accompagné d’une parole en faisait office. Comme s’il était trivial de s’interroger sur de vulgaires objets concrets.

Tout cela, c’était avant ! Avant l’invention du smartphone. Aujourd’hui, chaque bébé est filmé plusieurs fois par jour, constamment mis en présence de son image, et cela dès sa naissance. On le filme, on lui montre, on le filme regardant les images le représentant, on rit, il rit… Après le stade du miroir est arrivé celui du minuscule écran de smartphone, à mon avis bien plus précoce. 

Et puis les choses ont encore évolué. Tout s’est passé si vite… Dès 2015, le deep learning (« apprentissage profond ») avait permis aux ordinateurs de reconnaître des visages – performance que l’on pensait réservée aux cerveaux très évolués des singes supérieurs et des humains. En toute logique, il y eut l’application russe FaceApp, qui ne se contentait pas de les reconnaître mais savait aussi les modifier, intervertir leur sexe, vieillir les personnes. Et susciter cette même jubilation, celle du bébé de Lacan devant son propre visage, cette fois métamorphosé, prématurément vieilli…

En 2017 est apparu la technique dite de deepfake (« faux profond »), qui permet d’incruster, souvent grossièrement, des visages dans une vidéo. On vit alors Gal Gadot, vedette du film Wonder Woman (réalisé par Patty Jenkins) sorti cette même année, se déshabiller pour s’offrir à un patron dans une vidéo porno qu’elle n’avait jamais tournée. D’autres la suivirent dans de faux clips viraux : Jessica Chastain, Emma Watson, Natalie Portman…

Ce n’étaient là que prémices. La véritable révolution s’est produite en cette fin d’été, le 30 août dernier, lorsque la firme chinoise Momo, habituellement spécialisée dans les messageries en ligne, a proposé sur une plate-forme d’achat en ligne l’appli Zao qui permet de remplacer un visage par un autre – au hasard celui de l’utilisateur – dans une vidéo. L’appli vous propose de fournir une série d’images de vous, puis, en l’espace de huit secondes, de devenir Leonardo DiCaprio dans Titanic ou Jon Snow dans Game of Thrones. Cette innovation a déclenché un engouement rarement observé. L’application a été téléchargée des millions de fois. On connaissait déjà, nous l’avons vu, le deepfake, mais une métamorphose produite à une telle vitesse, avec une telle facilité et avec un tel réalisme, ça, on ne l’avait jamais vu !

Aussitôt, les inquiétudes ont surgi – que fera Momo des dizaines de millions de visages qu’elle aura ainsi récoltées ? –, suivies d’une angoisse politique : on pourra désormais, et très facilement, produire de fausses vidéos d’hommes politiques, les présenter comme des vraies, manipuler l’opinion, par exemple à la veille d’une élection…

Mais, à mon sens, la plus importante manipulation de l’appli Zao, c’est de jouer sur l’identification au héros (qui ne rêve d’être Leonardo DiCaprio ?) pour désintégrer l’identité personnelle, désormais factice, provisoire, manipulable par autrui. Le stade du Zao a diablement complexifié le stade du miroir. Désormais, il ne s’agit plus de se reconnaître mais de se méconnaître.   » par Tobie Nathan

Pour aller plus loin

Jacques Lacan,« Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je, telle qu’elle nous est révélée, dans l’expérience psychanalytique », in Écrits (1949 ; Seuil, 1966, pp. 93-100).

Librairie Dialogues Brest – rencontre avec Tobie Nathan

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Rencontre avec Tobie Nathan

L’Évangile selon Youri – éd. Stock
Avec Tobie Nathan

Le , Librairie Dialogues

Élie : vieillissant, désabusé, divorcé, désencombré des illusions sur la vie. Voici comment on pourrait décrire ce psy aux méthodes particulières qui dirigea longtemps un centre d’ethnopsychiatrie au coeur de Paris. C’est un spécialiste en « étrangeté ». Un petit migrant roumain, aux cheveux hirsutes et aux yeux immenses de clarté, va dérouter Élie, autant que ses compagnons du quotidien ; le fripier Samuel tenant boutique boulevard Arago, Le-Poète jamais avare d’une récitation, ou Le-Professeur et ses problèmes cardiaques. Oui, un garçon de dix ans, silencieux et intense. Est-ce lui qui déplace les tables à distance, fait exploser les pierres
précieuses des colliers ou guérit les maladies les plus réfractaires d’un doigt posé sur la plaie ? Sorcier ou « immigré nouvelle
génération » ? Imposteur ou messie de nos temps troublés ? Il faut prendre garde aux étrangers que nous croisons : parmi eux se cachent des êtres d’exception.

© Philippe Matsas

Tobie Nathan : Conférence-débat à Nantes le 24 janvier

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L’Université de Nantes organise une rencontre-débat exceptionnelle avecTobie Nathan, jeudi 24 novembre. A partir de son parcours personnel et de ses observations, il abordera lors de cette conférence grand public la question de l’exil et des migrations.

La conférence sera précédée, à partir de 17h30 d’un temps de dédicace de son dernier ouvrage.

Ma lecture de… « Les âmes errantes » de Tobie Nathan

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Emigrer, cest toujours perdre la certitude du monde,

sa fiabilité, l’adéquation du mot et de la chose.

Tobie Nathan, « Les âmes errantes ».

 » Je me suis saisie de ce livre avec appétit, l’ai goûté attentivement et lentement, page après page, en le savourant pleinement sans en perdre une miette. Si je n’avais droit qu’à un seul mot, un seul, pour le qualifier, ce serait plénitude. Comme je suis gourmande, j’y adjoins intensité, densité, abondance, mise à nu et partage. (…) « 

Pour LIRE la SUITE :

https://astriddusendschon.org/ma-lecture-de/les-ames-errantes-tobie-nathan/ 

 

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