Colloque : 4èmes ConversationS ObliqueS

Les facteurs sociaux de la thérapie

La Gestalt thérapie, par sa référence à la phénoménologie, porte son attention sur ce qui se présente dans la situation singulière que constitue la relation thérapeutique. Ce qui se présente, ou en référence à notre théorie du contact, “ce qui apparaît là“ donne toute sa place à l’expérience sensible et son déploiement. Qu’en est-il des facteurs sociaux influant eux aussi les affects et les représentations émergeant dans la relation thérapeutique ?

La différences des sexes, des âges, la singularité des appartenances culturelles, ethniques, les expressions spécifiques aux différentes classes sociales, la fonction des médiateurs sociaux tels que l’argent, le cadre horaire, le savoir…

Comment s’expriment, à travers le langage verbal et non verbal, ces appartenances qui se rencontrent, s’entremêlent, s’entrechoquent même, dans des résonances où honte, humiliation, soumission/domination, exclusion… se trouvent parfois en premier plan, à l’insu des interlocuteurs.

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EPG Infos Décembre 2018

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« Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rapport avec le XXe siècle. »

Un excellent article de Yves Cohen, Directeur d’études (EHESS – CRH : Centre de recherches historiques et CERCEC : Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre européen).

 » (…) le siècle passé s’est trouvé sous la domination de la psychologie des foules de Gustave Le Bon. Celui-ci a publié son maître-ouvrage en 1895. Le livre est immédiatement devenu un best-seller mondial avec de nombreuses traductions avant même la Première Guerre mondiale. Pour l’auteur, toute foule, organisée ou non, a besoin d’un leader, d’un meneur, d’un maître, sous peine de prendre de mauvaises voies en suivant ses tendances spontanées qui conduisent inévitablement vers le mal. Une des phrases les plus importantes du texte, répétée comme un leitmotiv sous diverses formes, consiste à dire que « les hommes en foule ne sauraient se passer de maître». L’expression a été très convaincante pour toutes celles et ceux qui avaient décidé de considérer qu’ils faisaient face à des masses dans les usines, en politique, dans la guerre, dans l’éducation, dans la gestion urbaine et même dans les églises, tandis que la révolution industrielle prenait des proportions croissantes et un caractère de masse dans de nombreux pays20 . Et ceci ne constituait pas seulement une croyance pour les élites capitalistes, conservatrices, administratives, religieuses, éducatives ou militaires, ça l’était aussi pour une partie des élites du mouvement socialiste. (…) »

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Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rapport avec le XXe siècle.

Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rappo-page-001Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rappo-page-002Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rappo-page-003Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rappo-page-004Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rappo-page-005Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rappo-page-007Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rappo-page-008Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rappo-page-009Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rappo-page-010Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rappo-page-011Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rappo-page-013Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rappo-page-014Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rappo-page-015Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rappo-page-016Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rappo-page-017Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rappo-page-018Les foules raisonnables. Notes sur les mouvements sans parti ni leader des années 2010 et leur rappo-page-019

pour voir l’article original : politika

 

 

 

 

13e journée d’étude PASAJ « Les adolescent·e·s et leur(s) sexualité(s) »

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Malcolm PARLETT pour la 1è fois en France

La pratique à la lumière de la théorie du champ avec Malcolm Parlett

les 4 et 5 mai 2019, Malcolm Parlett

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La SFCoach défend une approche exigeante et éthique du coaching professionnel

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vient de sortir : « The Aesthetic of Otherness »

The Aesthetic of Otherness

meeting at the boundary in a desensitized world
Proceedings

edited by Margherita Spagnuolo Lobb
with
Dan Bloom, Jan Roubal, Jelena Zeleskov Djoric, Michele Cannavò, Roberta La Rosa, Silvia Tosi, Valentina Pinna

This book gathers proceedings from a conference of more than 1000 participants from across the world: the first joint AAGT (Association for the Advancement of Gestalt Therapy) and EAGT
(European Association for Gestalt Therapy) conference – with the organizational support of the Italian association, the SIPG (Società Italiana Psicoterapia Gestalt).

The_aesthetic_of_otherness_conference_procedings.jpgThe conference theme, “The Aesthetic of Otherness in a Desensitized World,” expressed how the interests of the international Gestalt therapy communities converged in the last few years. This theme brought together three principal concepts from the wide range of developments in Gestalt therapy literature, practice and teaching. They were the “aesthetic values in psychotherapy,” our “interest in the other” and our concern for “changes in society”.

What new ways have Gestalt psychotherapists developed that help clinicians to understand and address the needs of this world where we live?
Seventy-two authors have contributed different types of articles – workshop narratives, panel or plenary presentations, and didactic papers.

Now, looking over the table of contents of this book, seeing all the countries where the authors live and practice, we are especially happy and proud of our work of editors.

As in the international conference at the crossroads of civilizations, you will “hear” different voices as you read different styles: a wonderful experience in which people transcended professional, personal and theoretical differences – to meet and value the otherness of the other. The major success of this conference confirmed that Gestalt therapy is a lively and developing approach well-grounded in theory and practice, addressing itself more and more to research.

Dear readers, welcome to what has been called the “Taormina wave”!
From the Introduction by the Editors

ISBN: 978-88-989-1208-7

«Il est crucial que les aidants soient eux-mêmes aidés» in Libération

Par Axel Kahn, médecin et généticien (mis à jour le ) – article original ici.

Une société qui se veut inclusive doit prendre en charge les personnes handicapées mais aussi celles qui les accompagnent.

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Axel Kahn participera au Forum Libération «La santé à cœur ouvert», une soirée de débats organisée mardi 27 novembre à Paris.

 

Un groupe de personnes en réunion n’est pas une société. Il faut pour qu’il le devienne que s’établisse entre ses membres un entrelace de liens puisant leur évidence dans une culture et les valeurs qui en découlent, partagées, au moins acceptées ; souvent dans un récit plus ou moins fondateur. Par essence, une société est inclusive, au moins « des siens ». Le degré d’inclusion des autres est un débat et un combat jamais définitivement gagnés. La définition large de la santé de l’article premier de l’OMS – un état de complet bien-être physique, mental et social et qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité – complétée par le second article du texte – la possession du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soit sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale – renvoie à la notion de société dont elle ne résume pas le dessein mais en devient un impératif structurant décisif. Cela signifie qu’on ne peut imaginer une société, c’est-à-dire un ensemble inclusif de personnes, qui n’aie aussi le dessein de « prendre soin » des siens, de les aider.

Projet commun

La situation et l’inclusion des personnes handicapées sont emblématiques de la place des questions de santé dans son sens large au cœur de toute société. C’est pourquoi  la loi du11 février 2005 « sur l’égalité des chances et des droits, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » est une très grande loi de la République. Elle dit l’essentiel de ce qui fonde son projet commun. Ce sont là des personnes, des femmes et des hommes, qui ont plus de difficultés que les autres citoyennes et citoyens pour accéder à tout ce qu’offre la société. Or, quel est le rôle principal de l’organisation d’une société ? Il ne se limite à l’évidence pas uniquement à justifier la préparation des études de droit, à se gargariser de grands concepts vidés de leur substance. Il est aussi de créer un système qui permette de pallier les insuffisances auxquelles se heurtent ses membres, certains plus que d’autres. Que serait une société qui n’aiderait pas les enfants fragiles, les mamans ? Qui n’essaierait pas d’optimiser le traitement des malades ? Que serait une société qui renoncerait à mobiliser les moyens disponibles et accessibles, pour permettre aux citoyennes et aux citoyens handicapés d’accéder vraiment à ce qu’elle offre, au même titre que les valides ? Simplement elle ne se justifierait plus.

Compagnonnage

Avant la révolution de 1917, Lénine a écrit : « un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre ». Et de fait, la Russie soviétique oppressive ne l’a elle-même pas été. Pour paraphraser la déclaration de Lénine, il m’apparaît possible d’affirmer qu’une société développée qui n’utiliserait pas ses moyens et ses techniques pour aider au mieux qu’il est possible ceux des siens qui en ont besoin ne saurait être digne, qu’elle perdrait de la sorte sa justification essentielle. Un tel impératif comporte une dimension collective, nationale et locale, mais aussi individuelle qui, dans le domaine du handicap, s’exprime sous la forme du compagnonnage. Le verbe accompagner vient du latin, il signifie manger le pain avec. Compagne et compagnons sont des égaux qui  partagent la nourriture, le pain. Les membres d’une confrérie utilisent le terme : « Compagnons en route, en avant ! » ; accompagner exclut totalement la domination, la tutelle, le rabaissement, la sous-considération. Les aidants des personnes handicapées les accompagnent. Leur rôle devient de plus en plus déterminant.

Le poids d’aider

Nous vivons en effet actuellement une transition économique et sociologique qui les concerne aussi. Suivant le type du handicap, un très grand nombre de personnes handicapées a été institutionnalisé, des centaines de milliers ont été placées dans des établissements spécialisés, souvent pour la bonne  cause. Mais cette institutionnalisation s’est avérée de plus en plus onéreuse alors que, partout, les dépenses publiques sont appelées à diminuer. D’autre part, on a pris conscience de ce que le placement en institutions spécialisées n’est souvent pas sur le plan psychique la meilleure solution,  pas ce qui est préféré par les personnes en cause. Le courant est aujourd’hui fort  pour « dé-institutionnaliser », chaque fois que possible, le handicap ; dans le domaine du vieillissement, pour que les gens âgés n’aillent pas en Ehpad mais  profitent au maximum de leur autonomie chez eux. Pour certains handicaps, notamment pour les enfants qui souffrent de handicaps moteurs cérébraux sévères, cela n’est possible que grâce à des aidants, familiaux, associatifs ou professionnels.

La vie propre des aidants familiaux en est bouleversée. Le poids d’aider qui pèse sur les aidants est tel qu’on assiste à un phénomène singulier, celui d’une sorte de contagiosité du handicap. La personne handicapée aidée handicape considérablement la vie de l’aidant. Elle chamboule sa vie personnelle, sa vie relationnelle, elle peut dégrader beaucoup sa vie professionnelle. Il est par conséquent crucial que les aidants soient eux-mêmes aidés, que des marges de repos leur soient ménagées, qu’ils soient secondés dans la conduite de leur vie professionnelle. Aménager des dispositifs évitant que la générosité et le dévouement des aidants ne les pénalisent est une priorité. C’est la condition pour qu’une société qui se veut inclusive des personnes handicapées n’exclue pas ceux grâce auxquels cet objectif peut être atteint.

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Un homme en chaise roulante pose devant les escaliers d’une station de métro à Paris, lors d’une manifestation de l’association APF France Handicap, le 26 septembre 2018 Photo Philippe LOPEZ. AFP

Journées d’étude Champ-G « De la violence au conflit créateur »,23 et 24 novembre à Lille

Ces prochaines « journées d’étude » Champ-G, sur le thème « DE LA VIOLENCE AU CONFLIT CREATEUR : de la sphère collective à l’intime de nos cabinets », auront lieu les vendredi 23 et samedi 24 novembre 2018.

Charles ROJZMAN interviendra vendredi à 19h30 sur le thème ‘‘De la violence au conflit constructif’’.

 

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« Minuit en mon silence » de Pierre Cendors

En cette période des commémorations à l’occasion de la date anniversaire de la fin de la « Grande Guerre », et des agitations médiatiques qui occupent écrans et papiers, j’aime à vous partager ma joie, sans cesse renouvelée, à la lecture d’un petit recueil d’une poésie et d’une force de vie incommensurables. A découvrir.

 

Minuit en mon silence

Pierre Cendors

minuit-en-mon-silence.jpeg« J’aimais la pluie, tous les visages de la pluie, avec une sorte d’adoration primitive. La pluie lourde des orages d’étés, gouttes de terre enciellées qui délivrent des senteurs torréfiées ; la pluie nocturne et lente des soirées d’automne, celle de janvier, éteinte et engourdie, qu’un vent mauvais houspille, et ma préférée, celle que l’on hume, la nuit, la fenêtre grande ouverte : la pluie, dense et serrée comme la chaume, la pluie invisible des grands espaces et qui est la voix recluse de notre silence. »

Lundi 28 septembre 1914: un lieutenant allemand, peintre dans la vie civile, est renvoyé au front. C’est en pressentant sa mort imminente qu’il écrit au cours d’une nuit une longue lettre d’amour. Il s’adresse à une femme française dont il préparait un portrait avant le début de la guerre et qu’il est persuadé de ne plus jamais revoir.

Dans un texte qui relève autant du roman, de la poésie et du manifeste, Pierre Cendors présente l’expérience amoureuse comme une aventure fondamentale qui habite notre silence le plus intime. Il y a dans Minuit en mon silence une quête qui fait songer aux Lettres à un jeune poète de Rilke ou aux Disciples à Saïs de Novalis. Après Archives du vent, il s’agit de la deuxième oeuvre de Pierre Cendors publiée par Le Tripode.

Découvrir un extrait

Pierre Cendors ets un écrivain de langue française né en 1968. Il est notamment l’auteur, aux éditions Le Tripode, de Archives du vent, de Minuit en mon silence et de Vie posthume d’Edward Markham.

Aux éditions Le Tripode.

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