publications & conférences

PUBLICATIONS

Astrid Alemany-Dusendschön, « Une certaine finitude », Cahiers de Gestalt-thérapie 2009/1 (n° 23), p. 175-198.

Une certaine finitude

« Ce qui est important à l’approche de la mort, c’est qu’à un certain moment nous ne pouvons plus pouvoir ; c’est en cela justement que le sujet perd sa maîtrise même de sujet. » Levinas, E., Le Temps et l’Autre, Paris, PUF, 1983

 » « Comment quelqu’un comme vous peut-il s’intéresser à quelqu’un comme moi ? »

« Quelqu’un comme vous » : moi, jeune (de son point de vue), en bonne santé, fraîchement diplômée démarrant mon activité professionnelle dans ce poste de psychologue clinicienne d’un réseau de soins palliatifs intervenant à domicile.

« Quelqu’un comme moi » : lui, un peu plus de 70 ans, corps amaigri, alité permanent dans son lit médicalisé installé dans le séjour-salon réaménagé de sa maison, dépendant de son épouse et intervenants extérieurs pour tous ses gestes quotidiens, les traitements « curatifs » ayant été arrêtés, cancer de la gorge, trachéotomie, difficilement compréhensible lorsqu’il s’exprime. « En fin de vie » selon la formule en cours. « En attente de », pourrais-je ajouter, mais en attente de quoi. Partir, certainement. Mais peut-être aussi en attente, espoir d’autre chose ? (…) « 

Article complet disponible en ligne à l’adresse :
http://www.cairn.info/revue-cahiers-de-gestalt-therapie-2009-1-page-175.htm

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Astrid Alemany et al., « Intervenant gestaltiste en entreprise : à la marge, dedans, dehors? une posture tenable? », Cahiers de Gestalt-thérapie 2010/2 (n° 26), p. 163-186.

Intervenant gestaltiste en entreprise : à la marge, dedans, dehors? une posture tenable?

« À gouvernement indulgent, peuple simple. À gouvernement sourcilleux, peuple rusé. Le bonheur se perche sur le malheur. Le malheur se couche sur le bonheur. Qui connaît la limite ? La norme existe-t-elle ? La règle se transforme en ruse. Le bien en monstruosité. Et le peuple devient perplexe. Ainsi, le sage est carré mais ne tranche pas, est pointu mais ne blesse pas. Il ne se développe pas au détriment des autres et éclaire sans éblouir »

Lao Tseu : Tao Te King

 » (…) Nous proposons ici d’examiner la question de tenir une posture de Gestalt-thérapeute dans un lieu autre que celui d’un cabinet de thérapeute : dans quelles conditions, avec quelles limites ? Nous poserons dans un premier temps le contexte. Qui sommes-nous ? Quels sens mettons-nous dans les termes utilisés ? Avec quel héritage de la Gestalt-thérapie sommes-nous ? Dans une deuxième partie, nous proposerons des vignettes cliniques et essaierons de voir ce qui pourrait bien être gestaltiste dans notre manière d’intervenir. Dans une troisième partie, nous regarderons quelles sont les limites et les possibilités ouvertes par les interventions en entreprise. Finalement, et pour conclure dans la suite de ces Collégiales sur « le projet social de la Gestalt-thérapie », nous tenterons de voir en quoi les interventions en entreprise de nature gestaltiste pourraient être porteuses d’un éventuel projet social ou impacter un éventuel projet existant. (…) « 

 Article complet disponible en ligne à l’adresse :
http://www.cairn.info/revue-cahiers-de-gestalt-therapie-2010-2-page-163.htm

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Astrid Alemany-Dusendschön, Bruno Rousseau « L’humour en entreprise au regard de la Gestalt », Revue Gestalt, 2012/2 (n° 42), p. 115-126.

L’humour en entreprise au regard de la Gestalt

Résumé

Cet article aborde d’abord les deux grands axes « classiques » des études existant sur l’humour, psychologique et sociologique. Puis il propose de regarder l’humour comme un système de communication ayant une fonction de contact au sens gestaltiste, s’inscrivant dans un processus et une temporalité (plutôt qu’en tant qu’événement ponctuel, technique et stratégie). Enfin les auteurs font le lien avec le monde de l’entreprise en soulevant la question de l’humour pour l’intervenant gestaltiste en tant que forme émergente à accompagner et/ou comme modalité d’intervention.

 Article complet disponible en ligne à l’adresse : http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=GEST_042_0115&DocId=171804&hits=59+54+

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CONFéRENCES

  • 11th EAGT conference in Krakow 20-22 September 2013

Keynote speech Astrid Alemany Dusendschön, France & Marie-Anne Chidiac, United Kingdom :

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Lecture by Astrid Dusendschön

« Getting back to our senses”, or : fundamentals about conscientious sensitized contacts

The reference book “Gestalt-therapy” by PHG is vague and imprecise about what Id and awareness in GT are about. Terms like “urge”, “appetite”, “dimly aware appetite”, “extreme need”, “extreme physiological deficit or surfeit”, “spontaneous appetite”, “need”, “excitations and stimuli of fore-contact”, “motivational force of the urges and appetites” are, in our view, indiscriminately being used by the founders of GT to refer to levels of experiences and of logic that are fundamentally different and emerge at different points of the sequence of contact. Our working hypothesis, in this lecture, is that claryfying the vagueness in terms of our founders allows access to the essential subtleness and finesse our work as therapists requires, and is essential to GT theory and practice in order to open foundations to a research approach in and for GT that goes beyond partial « in vogue » approaches in the domain of « awareness », using the example of the sense of touching to illustrate proposal .

Workshop by Astrid Dusendschön and Isabelle Le Peuc’h

« Getting back to our senses”, or : about conscientious sensitized contacts

Access to sensations is one of GT’s privileged roads towards transformation. However accessing sensations is not easy and may require a specific accompaniment from the practicioner. We have not been encouraged to sense, and life’s experiences sometimes have cut off access to our sensing. Being unable to respond to an apparently easy question like « what do you sense right now here with me ? » can raise embarassment, shame and confusion. Although attention to and working with sensations is one of GT’s specificities, “Gestalt-therapy” by PHG is vague and imprecise about it. the domain, referring to levels of experiences and logic seem fundamentally different (physiological, emotional and sensory) and emerging at different points of the sequence of contact. Our workshop specifically aims to clarify the different forms of mobilization : physiological, sensory and emotional. It is also thought up as an experimental field of co-research and co-contruction on the subject and invites for participants’ interest to active implication.

certif-eagt-2016

  • 12th EABP conference in Athens, Greece, 13-16 October 2016

     

Workshop by Astrid Dusendschön

Body, gesture and language acrobatics : in-betweens weaving senses and sense

What is in-between the apple and the plate is to be painted also. And, God knows, it seems to me as difficult to paint the in-between as the thing.”  (Georges Braque)

In this workshop we share our clinical practice, one that sustains the subtle weavings between body, gesture and language, allowing emergence of this “in-between” of intimacy ; what, in our view, is “embodiment”.

These weavings are like as many acrobatics on a tenuous line, which, through their failures and accomplishments, enable an alternation that is breathing, living dynamics, potential energy of spreading out towards the “in-between”.

We see the human as being “of con-tact” (“with tact”/“with touch”) at the boundaries with its environment.

There – touching/being touched -, experiences are being lived that are shaped by con-tact : “because touching is, by touching what one touches, allowing to be touched by the touch, by the “flesh” which becomes touching as much as touched” (J.Derrida).

There, gestures emerge, sustained by sensations in the lived body, and move into forms of contacting in back-and-forths between oneself and the environment.

There, experiencing is accompanied by words which, in the same way as music emerges by the touching of piano keys, enter the world without one having looked out for them.  Language whose rooting-inscription through body resonance opens up to liberty and sustains an “ad-venire” of one’s being-in- the-world.

The weaving of these co-emergences leading path towards what we consider as embodiment is one of delicateness, slowing down, subtlety, persistence, discipline, setting of constraints, sustaining, awareness, presence.

The workshop’s material develops presenting aspects of our way of thinking our practice, case studies as well as experiential moments, with the wish to mutual sharing of experience and enrichment. 

certif-eabp-research-2016 certif-eabp-2016

 

  • PLATO Bretagne, 9ème Plénière, 28 novembre 2017, Carhaix

Intervention par Astrid Dusendschön, accompagnée de Martine Guillou-Kergreiz

–> lien ici