2ème journée nationale d’anthropologie et d’éthique : Penser la liberté en fin de vie

La Société Française d’Accompagnement et Soins Palliatifs (SFAP) organise sa 2è journée nationale d’anthropologie et d’éthique le lundi 24 janvier prochain avec des intervenants de grande qualité (voir ci-dessous).

La 2ème journée nationale d’anthropologie et d’éthique : Penser la liberté en fin de vie, organisée par le groupe grain de sel de la SFAP aura lieu le lundi 24 janvier 2022 en distanciel uniquement.

  • CONTENU PEDAGOGIQUE DE LA JOURNEE :
    • PROGRAMME : Consulter le programme définitif de la journée
    • OBJECTIFS PEDAGOGIQUES : consultables directement dans le programme sous le titre de chaque intervention.
      Formation en distanciel : vous pourrez communiquer, interagir et poser des questions par chat. Le lien de finalisation zoom vous sera transmis courant janvier 2022.
  • N° FORMATEUR : 11751832675 /  N° DATADOCK : 0044637
  • TARIFS : Inscription individuelle 70,00 € et formation continue 90,00 €
  • INSCRIPTION EN LIGNE : cliquez ici.

L’ère du narcissisme de masse avec Clotilde Leguil

Dans « L’Heure Philo » présenté par Patricia Martin, la philosophe et psychanalyste Clotilde Leguil.

L’heure Philo de vendredi 17 septembre 2021 présenté par Patricia Martin sur France Inter.

Podcast ici : https://www.franceinter.fr/emissions/l-heure-philo/l-heure-philo-du-vendredi-17-septembre-2021

L’ère du narcissisme de masse avec Clotilde Leguil

Dans « Je, la traversée des identitées », la psychanalyste et philosophe Clotilde Leguil s’interroge sur cette nouvelle version du narcissisime liée à la révolution numérique.

Il y en a aujourd’hui qui haïssent le « Je », qui déclarent sa fin prochaine, ou même sa disparition accomplie. Il y en a qui préfèrent le « Nous », l’identité qui peut se partager ; d’autres encore qui préfèrent le « Il » scientifique, l’identité qui peut se compter. Comment alors continuer à être « Je » lorsque l’époque tend à faire disparaître la nécessité d’un rapport subjectivé à son existence ? Le narcissisme de masse se présente paradoxalement comme un effort pour continuer à exister en première personne dans le monde uniforme de la mondialisation.

Mais n’est-ce pas là un autre piège ? Le déchaînement des passions sur les réseaux sociaux, la mise en scène de notre vie privée, le partage de notre intimité nous aident-ils vraiment à retrouver notre singularité perdue dans l’univers irrespirable de la quantification de soi et de la marchandisation des expériences ?

Dans un monde globalisé, où la toile permet à chacun de s’exprimer à tout va et parfois de façon pulsionnelle , où les selfies favorisent une mise en scène permanente de soi, on assiste à un narcissisme de masse qui détourne finalement chacun du souci de sa propre existence et conduit à trouver refuge dans des communautés diverses et variées.

Comment retrouver cette heure de vérité qu’est le Je ? Comment exister dans sa propre subjectivité tout en étant relié à l’Autre ?  Quel rôle la psychanalyse peut-elle tenir dans ce monde nouveau?

Parier sur le « Je » offre une autre voie que le narcissisme. Parier sur le « Je », c’est accepter de miser sur la parole et le langage, c’est continuer de croire avec Freud et Lacan dans les messages de nos rêves et de nos cauchemars, c’est ne pas suturer la dimension de l’inconscient. Parier sur le « Je », c’est faire une traversée : la traversée des identités.

avec Clotilde Leguil, philosophe et psychanalyste. Elle enseigne en tant que professeur au Département de psychanalyse de Paris8 St Denis. « Je, une traversée des identitée a été publié en 2018 aux Editions Puf. « Céder n’est pas consentir. Un approche clinique et politique du consentement » vient tout juste de sortir. 

1er Colloque « 
Le temps de la Psychanalyse : écouter… les surprises de l’inconscient », 26 mars 2022

1er Colloque
Le temps de la Psychanalyse

Samedi 26 mars 2022 – en présentiel à la Maison de la Chimie, Paris et en distanciel.

Tu m’écoutes ?! Interrogative et exclamative, cette phrase que le parent prononce plus ou moins agacé à son enfant ne fait-elle pas partie de la psychologie de la vie quotidienne ?

Les « professionnels » de l’écoute que nous sommes – psychologues cliniciens, psychothérapeutes et psychanalystes – pour lesquels Freud a décidé qu’il valait mieux écouter que regarder, accordent-ils suffisamment d’importance aux multiples perspectives du contenu de l’écoute et à la manière dont cette capacité humaine peut s’exercer ? Restons-nous parfois des enfants à qui nos patients, inversant les rôles, pourraient nous agacer en prononçant cette fameuse phrase « Vous m’écoutez ? ! ».

Ce colloque a pour ambition de se consacrer à notre principal outil de travail, trop rarement évoqué comme tel : l’écoute. Comment ne pas consacrer tout notre intérêt à celle-ci, tout en maintenant une attention suffisamment flottante pour saisir l’émergence et les surprises de l’inconscient ?

Dans ce début du XXIe siècle marqué par le pouvoir de l’image et fasciné par le virtuel, pouvons-nous encore, nous autres cliniciens, ouvrir grandes nos oreilles ?

Informations et inscriptions ici : Le Carnet Psy

Meilleurs Voeux pour 2022

Plaisir en cette nouvelle année de vous offrir en partage une photo prise à la plage du Moulin de la Rive à Locquirec (29), ainsi que l’interview d’une philosophe. Horizon, possibles, infini, mouvements, courage, … – je nous souhaite une bonne et belle année 2022.

« Pour atteindre le bonheur, il faut oser exister »

Dans « L’Invité du week-end » sur France Inter de ce samedi 1 janvier 2022, à ré-écouter : ici.

Professeure de philosophie en lycée à Marseille, Marianne Chaillan est l’invitée de Carine Bécard pour la parution de son dernier essai, « Où donc est le bonheur ? », paru aux éditions des Équateurs.

Que peut-on se souhaiter de mieux, en ce 1er janvier 2022, que du bonheur pour la nouvelle année qui démarre ? La philosophe Marianne Chaillan nous propose de réfléchir à la définition du bonheur, tel qu’il a été pensé par Kant, Nietzsche ou encore Flaubert. 

Si, loin de la promesse de bonheur, naïve voire dangereuse, que nous vendent les ouvrages de développement personnel, il fallait plutôt reconnaître que du monde, « on ne peut attendre rien de bon » et que la vie « est une affaire qui ne couvre pas ses frais », comme l’écrit Schopenhauer ? Si souhaiter être heureux était le moyen le plus sûr d’être malheureux ?

Marianne Chaillan commence par fracasser la représentation commune du bonheur pour mieux nous faire découvrir les chemins étroits et exigeants qui conduisent à une vie heureuse et authentique.

À la manière du fameux professeur du Cercle des poètes disparus, elle nous invite à entrer dans sa salle de classe, à nous appuyer sur la philosophie, non pour rêver de bonheur mais bien le pratiquer ici et maintenant.

« C’est sur cette question que chaque année je quitte mes élèves. Comme si, étant l’ultime leçon, elle avait vocation à demeurer plus vive. Ce cours concentre l’essentiel de ce que la philosophie m’a appris et que je souhaite transmettre à mon tour. Apprendre à aimer nos propres incomplétudes. Pour exister pleinement, il faut s’emparer du stylo de sa propre vie et son existence. Cela nécessite beaucoup de courage et de force. Mais il faut oser exister. »

« Mon psy voit-il un psy ? » par E. Laurent

L’article ci-dessous explicite ce qui souvent interroge les personnes voulant consulter un professionnel « psy » – il est d’ailleurs bienvenu de poser cette question au professionnel que vous souhaitez consulter -, et permet également de rappeler la pertinence de « faire un travail sur soi » en tant que professionnel.

Article d’Emmanuelle Laurent, psychologue psychanalyste, publié le 23 décembre 2021, original ici.

Mon psy voit-il un psy?

Je dirais même plus : il en consulte parfois deux. Mais pourquoi ? N’est-il pas censé être bien dans ses baskets ? Atteindre une quasi-perfection de santé psychique ?

Durant mes études en psychologie clinique, certains de mes camarades de promotion rechignaient à consulter eux-mêmes un psychologue. Cette idée comme quoi un psy devrait avoir suivi une thérapie pour devenir un praticien digne de ce nom n’est pas tranchée dans la profession. Pour ma part, en tant que psychanalyste, ça me semble essentiel.

Évidemment, si on considère la prise en charge psychique comme une administration de soins spécifiques pour des sujets anormaux ou du moins, souffrant anormalement d’une situation, on comprend aisément qu’il est gênant de se penser comme étant soi-même le fou à corriger ou à réadapter à un mode de vie «sain». C’est une vision manichéenne mais plus répandue qu’on ne le croit et qui, selon moi, tend à déshumaniser les pratiques des secteurs psychiatriques et psychologiques. C’est toujours l’autre le malade, le fou, le pervers, l’hystérique… Cet autre qu’il est insupportable de rapprocher d’un fonctionnement jugé comme normal.

Pourtant, mettre à distance ces comportements, ces symptômes, ces délires comme étant radicalement sur l’autre rive du psychisme, comme n’ayant rien à voir avec mes hésitations, mes craintes, mes désirs, mes rêves, c’est à mon sens prendre le risque de rater complètement la thérapie et sombrer dans l’agression des patients, l’identification à outrance à leurs problèmes, voire la paranoïa. C’est risquer de développer des sentiments d’amour intense à l’égard de certains, pour des raisons qui nous échappent, et de la haine pour d’autres quand ce qu’ils énoncent touchent à des points personnels non réglés ou du moins non reconnus.

Tout bêtement, n’est-il jamais arrivé à un psy d’être regonflé à bloc quand un patient lui a avoué à quel point il l’aimait, que les séances lui faisaient un bien fou? Pour ensuite dégringoler de ce petit instant narcissique quand, à la séance d’après, le patient se montrait au choix: agressif, déprimé, silencieux ou pire… qu’il avait tout bonnement oublié sa séance.

La responsabilité de se connaître un minimum

Par ailleurs, il est fondamental de se rendre compte de la charge mentale que représente l’écoute des sujets que nous recevons. Comment faire en sorte de trouver le cadre suffisamment juste en nous-mêmes pour accepter de se laisser parfois envahir sans que cela bouleverse complètement nos vies?

Parce qu’un psy qui se tiendrait toujours entièrement en dehors peut louper le souvenir à relever, peut rester en surface par peur d’atterrir dans des zones de remous trop intenses. Il faut pouvoir entendre et recevoir ce qui dérange, ce qui interroge, ce à quoi nous n’avons pas de réponse toute faite. A contrario, un psy qui se laisserait attraper par chaque mouvement du patient envers lui s’aventure dans des réponses sans fin, des justifications incessantes qui ne concernent plus tellement le patient mais témoignent de sa méconnaissance clinique du psychisme humain.

Les psys sont loin d’être parfaits mais ils ont la responsabilité de se connaître un minimum pour ne pas polluer le travail de leurs patients avec leurs propres angoisses, leurs points de butée, leur morale. Et pour ce faire, il est nécessaire d’avoir accompli ce travail psychothérapeutique ou psychanalytique. Ne serait-ce que pour comprendre ce que nos patients vivent, ce qu’ils sont susceptibles de ressentir. Non pas pour les bichonner ou les torturer, au contraire: pour tenter d’éviter l’un et l’autre. Et consacrer toute notre attention à leur psychisme et non au nôtre durant les séances.

Ça ne signifie pas que nous ne sommes pas affectés, désemparés parfois, embêtés ou heureux quand nous constatons que les choses avancent. J’irais même plus loin, nous répondons inconsciemment à ce qui est énoncé en séances, nous ne sommes pas déconnectés de nous-mêmes. Mais tout ceci est à entendre, à travailler, à analyser. Il m’est arrivé d’avoir souvent très mal au ventre avant de voir un patient en particulier. Certains psys diraient qu’il y a quelque chose chez lui ou elle qui me génère ce désagrément, que cela raconte une part de son psychisme. Peut-être, mais je ne suis pas aussi mystique.

Il y avait bien un trait de sa personnalité qui me causait du tort mais c’est à moi de lever la résistance, sans lui en faire part. Je n’ai pas à le charger de mes soucis. Lacan disait: «Il n’est de résistance que de l’analyste.» C’est une phrase que je prends comme un conseil judicieux. C’est le psy qui provoque la résistance quand il presse son patient d’avancer alors qu’il n’y est pas prêt. Alain Abelhauser, un autre psychanalyste, écrit qu’une de ses patientes lui règle toujours les séances de façon scrupuleuse, elle ne manque jamais de le payer, sauf une fois où elle raconte que devant la tirette elle s’est perdue dans ses pensées et que son billet et sa carte ont été avalés. Elle s’en est rendu compte quand la machine a émis un bruit significatif qui l’a sortie de sa rêverie. Et Abelhauser d’écrire: «À vrai dire, la leçon vaut avant tout pour moi: n’importe quelle machine sait à l’occasion se montrer plus incisive que je ne dois l’être.»

Enfin, les psys consultent fréquemment d’autres psys pour évoquer leur travail avec les patients, analyser et mettre en mots ce qui résiste, ce qui perturbe, ce qui a fonctionné, ce qui apparaît comme un énorme loupé, et ainsi aiguiser leur bon sens clinique et leurs connaissances théoriques.

« Comment ne pas gâcher la crise ? Petites ou grandes épreuves… », congrès 13 & 14 décembre, Paris

Parole d’enfants est une association fondée en 1996 qui développe différents pôles d’activités en faveur de l’enfance en danger : recherches-actions, formations des professionnels de la relation d’aide, sensibilisation du grand public et publications d’ouvrages spécialisés.
Autant de moyens pour contribuer à améliorer les systèmes d’aide et de soin au bénéfice des enfants en difficulté, et particulièrement des enfants victimes d’abus sexuels.

Depuis le début de la pandémie de Covid 19, nous avons pu entendre le philosophe Bruno Latour dire et redire : « Si on ne profite pas de cette situation incroyable pour changer, c’est gâcher une crise ! » Cette expression remplie de malice nous a beaucoup impressionné·e·s. Ainsi, après de longs mois d’embûches où nous avons été privé·e·s de nos repères, confronté·e·s à la peur, à l’inconnu, à l’incertitude, nous avons décidé de consacrer notre congrès annuel à réfléchir ensemble à la notion de crise et aux opportunités qu’elle peut représenter. Comme la « crise COVID » a révélé différentes failles du monde dans lequel nous vivons, nous considérons que toute crise vécue par un être humain ou par un système humain (couple, famille, équipe, institution) peut constituer, par l’impossibilité absolue de continuer comme avant, une occasion inédite d’apprendre, de grandir, de changer.

Il ne s’agit pas ici de minimiser la rudesse de l’épreuve : mais plutôt, de chercher comment y survivre et surtout comment en sortir.

À la suite du psychiatre Guy Ausloos, nous pourrions dire : « rien ne sera plus jamais comme avant : ce sera comme après ». Mais à quelles conditions cet après pourra-t-il être mieux qu’avant ?

Au cours de ces deux journées, nous avons choisi d’aborder la notion de crise telle que nous pouvons la rencontrer dans l’exercice de notre profession d’accompagnement, d’aide ou de soin :

  • Lorsque des épreuves inattendues font voler en éclats la vie telle qu’elle était vécue ;
  • Lorsque des conjoints se séparent, que des familles explosent, que des parents sont signalés, que des enfants sont placés ;
  • Lorsque des ados font leur travail d’ados ; lorsque des jeunes ou moins jeunes, en souffrance, « pètent les plombs » ;
  • Lorsque des équipes se déchirent, lorsque des soignants craquent, lorsque des institutions s’effondrent …

Ce congrès s’adresse donc aux professionnels de l’éducation, de l’aide, du soin, à qui sont confiées différentes missions :

  • Intervention au bénéfice d’adolescents en rupture, en révolte, en détresse ;
  • Aide éducative en milieu ouvert ;
  • Soutien à la parentalité ;
  • Travail psychothérapeutique avec des enfants, des adultes, des couples ou des familles
  • Interventions auprès de publics violents ;
  • Prise en charge de personnes marginalisées ;
  • Accompagnement éducatif d’enfants ou d’adolescents en foyer ou en famille d’accueil,…

Il permettra aux participants d’enrichir leur pratique dans les domaines suivants :

  • Accueillir les demandes d’aide qui peuvent émerger à ce moment-là alors qu’elles n’ont pas pu émerger avant ;
  • Prendre soin de ce moment clé où la douleur est criante et où un changement s’impose ;
  • Distinguer différents temps d’intervention et chercher le bon rythme, entre sidération et précipitation ;
  • Faire la différence entre la crise, l’urgence, le danger ;
  • Comprendre, grâce à la crise, ce qui manque autant que ce qui compte ;
  • Mobiliser les ressources internes et externes pour créer un nouvel équilibre ;
  • Distinguer différents niveaux d’action : individuel, familial, institutionnel, sociétal …

MISE EN PLACE D’UNE FORMULE HYBRIDE (PRESENTIELLE et DISTANCIELLE)RENDEZ-VOUS A PARIS … ou EN ZOOM (AU CHOIX) 

La situation épidémique et les nouvelles mesures sanitaires nous imposent la prudence ! 

Nous maintenons la tenue de notre congrès au Palais des Congrès de Paris les 13 et 14 décembre prochains dans le respect des nouvelles règles sanitaires. 

Toutefois nous vous offrons aussi une possibilité alternative : nous suivre en virtuel si vous ne pouvez ou ne voulez vous déplacer à Paris.

« Réapprendre le temps ? », un article de Xavier Camby

Plaisir de vous partager les réflexions de Xavier Camby, qui me semblent intéresser au-delà du monde de l’entreprise.

Original ici.

Réapprendre le temps ?

Xavier Camby – Le 30 novembre 2021  

Il y a longtemps que j’ai quitté rivages de mon enfance émerveillée, aussi heureux qu’intemporels. Par mimétisme, j’ai très tôt appris un fort méchant argument, aussi dilatoire qu’imparable, que je me sers tous les jours, autant qu’aux autres : « je n’ai pas le temps ». Oh, je sais bien qu’il ne s’agit pas là d’un temps réel. Qui d’autre que moi en effet, pourrait décider de son emploi ? Ce malin prétexte, ce fallacieux propos, cette justification universelle, m’évite d’avoir à avouer qu’en réalité, je n’ai pas envie !

Une contagieuse pénurie temporelle semble désormais devenue universelle : 99% des cadres et des dirigeants, qui m’invitent à pourtant à les aider, déplorent en toute bonne foi, n’avoir pas le temps !

Jadis aussi je fus un de ces indisponibles, submergé d’urgences, toujours pressant et empressé, pour tenter d’enfin rejoindre les trop rares moments d’une libre jouissance de mon temps. Mes agendas étaient impossibles. Pour démontrer la valeur de mon temps ? Ou le poids de mes responsabilités ? Un stress latent et une subreptice impatience contaminaient chacune de mes relations journalières, ma joie de vivre autant que mon plaisir de travailler. Mes soudaines accélérations, comme pour essayer de pour me soustraire aux temps perdus (des conférences imposées et des séances inutiles), m’infligeaient toujours cette douloureuse perception : celle de la coupable dé-maîtrise de mon temps.

Il s’agit là un des plus frappants paradoxes de notre belle époque, que mon associé québécois aime à souligner, répétant sagement : « plus on va vite, moins on a de temps ! »

Qu’est-ce donc que le temps ?

On peut premièrement penser qu’il existe en dehors de nous et de nos perceptions variables, structurant notre univers physique depuis sa naissance comme dans toutes ses excentriques croissances. Indissociable de l’espace, que comme lui nous avons appris à mesurer, il est cependant sans aucune matière ni changement d’état observable. Il s’écoule et se répand sans que nous n’en puissions rien canaliser. Impossible encore de le thésauriser : insaisissable autant que réel, le temps apparait plus métaphysique que rationnel…. Est-ce pour cela que nous soupirons tant après son absence… qui s’appelle l’éternité ?

Pour chacun de nous cependant, le temps est d’abord une perception. Fruit d’un apprentissage et d’expériences répétées, nous le découvrons dans la durée. Il impose alors sa fuyante présence, entre un passé irrémédiablement révolu et un futur, déjà passé dès que présent. Mais comme chacune de nos perceptions, celle que nous avons du temps peut être faussée, biaisée ou tronquée…

La pensée de la Grèce classique identifiait jadis trois dimensions temporelles.

La première décrivait l’inéluctable accumulation linéaire des secondes, qu’on appelle la chronologie. La mythologie grecque l’incarnait en un géant cruel, Kronos, le père des dieux, qui dévorait ses enfants – jusqu’à ce qu’enfin son fils Zeus mette fin à cet infanticide. Ce temps chronologique, dont notre époque se repaît, nous pousse incessamment dans une course effrénée vers des horizons temporels toujours aussi lointains qu’incertains, qui se dérobent toujours et tangentent l’infini. Nos tentatives pour l’enfermer dans nos décomptes ou nos compte-à-rebours, se révèlent finalement… toujours gravement anxiogènes.

Le deuxième temps rend compte des cycles réguliers de nos vies – ce qui nous permet de minorer un peu l’effroi vertigineux du temps chronologique. Nommée Aiôn, il désigne l’immuable régularité circadienne, la course lunaire comme la valse des saisons, les cycles naturels de la vie, depuis la naissance jusqu’à la mort… Ces rythmes nombreux, doux et harmonieux dès qu’on les accepte, nous rassurent un peu et tempèrent nos tentations à l’accélération permanente. De nombreuses sagesses humaines s’en inspirent, disposant « qu’il existe un temps pour chaque chose ». Mon impatiente adolescence fut ainsi modérée par ma grand-mère, répétant doucement que « ce qui se faisait sans le temps n’y résistait pas ». Le souvenir m’en est resté, inspirant mon management.

La dernière perception du temps est celle qui nous manque le plus : nommée Kaïros, elle décrit ce temps qui peut « suspendre son vol », un court instant. Un temps métaphysique, caractérisé par sa provisoire absence. Ce qu’alors nous vivons est intemporel, nous transforme pourtant et s’ancre profondément. Il existe un avant et un après – sans qu’on puisse pourtant décrire ce fugace hors-du-temps, comme un évènement ou un accident. Transcendance non mystique, ce moment souvent récréatif autant que créatif s’installe comme l’une éternité d’un court instant, abolissant la pesanteur de nos habituelles contingences.

N’est-ce pas là désormais une principale urgence, dans nos entreprises et nos organisations ? Réapprendre à vivre et maîtriser le temps qui nous est donné ? Plutôt qu’affirmer nos manques d’envie… Augustin d’Hippone (354 – 430) nous y invite : « Ces temps sont mauvais ? Alors soyons bons et notre temps sera bon. Car nous sommes le temps. » A la racine même de toute authentique bienveillance, le grand poète Al-Mutanabbī (915 – 965) donne une clé essentielle : « le temps n’est jamais perdu, s’il est donné aux autres. »

N’est-ce pas important, quand on dirige ou manage ?

Xavier Camby. Ancien inspecteur sur les marchés financiers et dirigeant d’entreprises, Xavier Camby anime désormais Essentiel Management Conseil. Objectif de cette société genevoise? Promouvoir une gestion totalement renouvelée du capital humain et de la performance, grâce notamment au management non-toxique. Xavier Camby est par ailleurs l’auteur du livre « 48 clés pour un management durable » (éd.Yves Briend, 2013).

« Remboursement : la psychologie a-t-elle un prix ? » par L.Darmon dans le JDP d’octobre

Dans le numéro du Journal des Psychologues 2021/10, un article de Laetitia Darmon qui reprend les questions que soulève la forme de proposition de remboursement des consultations auprès de psychologues faite par le gouvernement.

Original ici.

Les annonces d’Emmanuel Macron concernant l’accès gratuit à des séances de psychologie en ville bouleversent la profession. Sans pour autant parvenir à l’unifier, une majorité d’acteurs en appellent au boycott du dispositif. Ce dernier soulève en effet, dans sa mouture actuelle, des questions cruciales quant à l’avenir de l’exercice en libéral et à la capacité des psychologues de fournir des soins conformes à leur éthique.

Des séances de psy gratuites pour tous chez le psychologue en ville dès 2022. Le président de la République n’a pas ménagé son effet en présentant l’une des « mesures phares » des Assises de la santé mentale et de la psychiatrie le 28 septembre dernier. Les modalités pratiques du dispositif sont désormais détaillées sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé. Les consultations concerneront des personnes de trois ans et plus, souffrant « de troubles légers à modérés ». Elles se feront sur prescription médicale, pour 8 séances, au tarif de 40 euros la première séance d’évaluation (durée estimée par le ministère : 55 minutes) puis de 30 euros les suivantes (40 minutes), sans dépassement d’honoraires possibles. Les psychologues seront libres de se conventionner ou non et pourront conserver un exercice libéral non conventionné en parallèle. Le dispositif « fera l’objet d’une évaluation d’ici à 2025, dans l’optique de poursuivre l’intégration des psychologues dans le parcours en santé mentale ».

Uber-psy

L’annonce présidentielle a créé une onde de choc dans la profession. Dans les communiqués des organisations syndicales et collectifs de psychologues, dans les groupes d’échange sur Facebook, dans les interviews et manifestations qui ont suivi l’annonce présidentielle, s’exprime largement la colère de n’avoir pas été entendus malgré des négociations menées ces derniers mois, mais aussi le sentiment de « mépris et d’incompétence des pouvoirs publics », de « maltraitance des psychologues et des patients » via une « ubérisation de la profession » et une « psychologie au rabais pour les plus pauvres ». Les sources d’inquiétude sont multiples, au premier rang desquelles le tarif, beaucoup trop bas pour être viable, et la prescription des consultations qui, outre qu’elle compromet « l’accès direct et libre » des patients au psychologue de leur choix et l’autonomie de ce dernier dans l’exercice de ses fonctions (deux éléments inscrits dans le code de déontologie de la profession), génère aussi beaucoup de complexité administrative. Allers-retours du patient entre le médecin généraliste et le psychologue pour obtenir sa prise en charge, difficultés du professionnel à se faire payer, paperasse : des témoignages de psychologues désabusés essaiment actuellement sur les réseaux sociaux, à la suite de leur participation à l’expérimentation de remboursement lancée en 2018 ou aux dispositifs de type SantéPsyÉtudiant et PsyEnfantAdo.

Paramédicalisation

Mais, pour Camille Mohoric-Faedi, cofondatrice du Manifeste psy, le mal est plus profond encore. « Il réside dans le fait de ne respecter ni le sens du travail psychique et de la psychothérapie, ni notre éthique, ni la souffrance des patients pour lesquels ce dispositif va être maltraitant, puisqu’il impose un parcours du combattant et engendrera des ruptures brutales de soin au terme des huit séances », explique-t-elle. Ce sont aussi les compétences des psychologues qui sont dénigrées. « Car remettre l’orientation première des patients au médecin généraliste qui est bien moins formé que nous en psychopathologie, nous limiter aux troubles légers et modérés ou encore nous imposer les modalités de la thérapie, c’est renier nos capacités cliniques et psychothérapeutiques ». Le psychologue devient un professionnel paramédical, soumis aux exigences des médecins et des caisses primaires d’assurance maladie. « Tous les arrêtés de ces derniers mois visent à mettre les psychologues sous tutelle médicale. Le gouvernement répond en cela à un courant très fort au sein du ministère de la Santé », renchérit le président du Syndicat national des psychologues (Snp), Patrick-Ange Raoult.

Ne pas entrouvrir la porte

Suivis par d’autres mouvements et collectifs, le Snp et le Manifeste Psy en appellent au boycott du dispositif. D’autant que, pour Camille Mohoric-Faedi, ce protocole risque de n’être qu’une première étape avant une généralisation du conventionnement et la fin du travail libéral tel qu’il se pratique aujourd’hui. « C’est ainsi qu’il faut lire l’annonce d’une évaluation en 2025 en vue d’une poursuite de l’intégration des psychologues dans le parcours en santé mentale », estime-t-elle. Si des professionnels mordent à l’hameçon, elle redoute qu’il soit difficile de stopper le mouvement. La cofondatrice du Manifeste Psy veut croire à la possibilité d’un boycott, se raccrochant au fait que les dispositifs SantéPsyÉtudiant et PsyEnfantAdo ont été massivement boudés par les psychologues. Mais d’autres sont persuadés que des psychologues y entreront. « Emmanuel Macron le sait bien. Il a exprimé avec cynisme que le conventionnement n’intéresserait pas des psys aguerris, mais qu’il serait bien profitable à leurs jeunes confrères peinant à boucler leurs fins de mois », relate Patrick-Ange Raoult.

PiS que tout ou mieux que rien ?

Pour l’heure, en tout cas, les négociations sur les modalités du « remboursement » se poursuivent. Ayant évoqué dans un communiqué son intention de « boycotter le dispositif s’il pass[ait] en l’état » [ndlr : c’est-à-dire avec une notion de prescription et non d’adressage], la Fédération française des psychologues et de psychologie (Ffpp) a choisi, au contraire du Snp, de rester présente dans les discussions avec la Caisse nationale d’assurance maladie. Une nouvelle réunion de travail a eu lieu le vendredi 7 octobre. La présidente de la Ffpp, Gladys Mondière, quoique défavorable au tarif proposé pour les séances, estime en effet qu’il ne faut pas balayer les avancées obtenues ces derniers mois dans le cadre des négociations. « Le public concerné par le dispositif a pu être étendu aux 3-18 ans, et la Cnam, longtemps arc-boutée sur la question de la prescription, a accepté par oral, depuis la rentrée, la notion d’adressage. Nous allons veiller à ce que cela s’officialise et travaillons sur l’idée d’un échange avec le médecin généraliste, sans bilan de fin de prise en charge ni allers-retours entre ce dernier, le psychologue et le psychiatre », indique-t-elle. Se voulant pragmatique, elle note que l’enveloppe budgétaire pour le financement des séances n’est pas illimitée, et que proposer huit séances gratuites est « mieux que rien pour la population ».

Que valons-nous ?

Pour Caroline Fanciullo, présidente d’une jeune association de psychologues, Propsy, il s’agit maintenant de questionner comment un dispositif à moindre coût, aussi éloigné de l’exercice professionnel des psychologues, peut être présenté par le gouvernement comme une panacée. Comment, sinon parce que la spécificité de ce métier n’est pas comprise ? Aussi faut-il à moyen terme effectuer « un profond travail de pédagogie et d’information pour que nous soyons catégorisés de façon plus adéquate ». Propsy a lancé avant les Assises de la santé mentale et de la psychiatrie un sondage sur l’expérimentation du remboursement de séances de psychologie, auprès de 4 000 répondants médecins, psychologues et patients. Il y est notamment apparu que la reconnaissance de la spécificité du psychologue était soutenue par les jeunes médecins généralistes. « C’est avec eux qu’il faut œuvrer, communiquer. Les médecins ne nous écrasent pas volontairement, mais parce qu’ils ont une vision ancienne de notre métier qui est jeune, trop peu défini et structuré », estime la présidente de Propsy. « À ne rien vouloir expliquer, les psychologues restent invisibles, donc inintelligibles. Et renvoient juste l’image selon laquelle être psychologue, c’est savoir tendre un mouchoir. C’est tout cela qu’on doit changer. »

Le symptôme d’une débâcle ?

Mais beaucoup replacent ce dispositif dans le contexte de la paupérisation de la santé mentale en France. Animateur du collectif national des psychologues Ufmict-Cgt, Gilles Métais y voit le symptôme d’un processus global de libéralisation de la santé. Persuadé que le faible tarif proposé par le gouvernement ne sera pas tenable, il anticipe la mise en place d’honoraires libres, avec deux solutions : soit un paiement du complément par les patients soit par les mutuelles « qui ont bien compris l’intérêt d’investir dans la prise en charge psychologique ». Or, explique-t-il, « ce système va fragiliser la Sécurité sociale et nous faire basculer vers une protection santé sociale toujours moins performante, plus inégalitaire, là où le service public assurait autrefois la prise en charge de qualité de la population. Ce modèle est catastrophique et extrêmement coûteux pour certaines personnes, notamment celles nécessitant des soins pluridisciplinaires ». Aussi, après avoir défendu les psychologues en libéral sur la question des tarifs et de l’absence de prescription, son syndicat entend-il se recentrer sur la défense du service public. « Sans quoi beaucoup ne pourront pas être soignés. » Ce n’est en effet pas le recrutement de 800 etp (Éducateurs thérapeutiques du patient) de « personnel non médical » dans les cmp adultes et enfants, annoncé le 28 septembre, qui permettra de régler la crise profonde que traverse la psychiatrie.

Vient de paraître, le nouveau livre de Tobie Nathan

Pour les fans, les curieux, les aventuriers… le nouveau livre de Tobie Nathan, paru aux éditions L’Iconoclaste, et un commentaire par Elise Lépine dans Le Point.

Journées d’études « Joyce McDougall et la clinique analytique contemporaine »

Journées d’études « Joyce McDougall et la clinique analytique contemporaine »
Samedi 20 et dimanche 21 novembre 2021 (inscription obligatoire)

Organisé par la SPF Société de Psychanalyse Freudienne

À l’ASIEM et en visioconférence
ASIEM : 6 rue Albert de Lapparent, 75007 Paris

Présentation et programme

« Tout symptôme psychologique correspond à une tentative d’auto-guérison destiné à échapper à la douleur psychique. » Joyce McDougall

Plus ouvertement qu’hier le champ clinique des identités sexuelles «dégenrées», des hauts potentiels, des néosexualités, des addictions multiples ou du surgissement de psycho-somatoses, déconcerte l’analyste… et l’analyse elle-même. Qu’advient-il des notions de subjectivité et d’intimité dans notre ère de numérisation de la société et des réseaux sociaux ? Qu’en est-il aujourd’hui du sujet, le sujet de l’inconscient ? Si elle devait s’imposer, en quoi l’invention d’une clinique analytique du XXIe siècle resterait-elle freudienne ? Par le passé, une analyste, une femme, Joyce McDougall a exemplairement anticipé, exploré et incarné ce questionnement novateur.
Tout au long de la seconde moitié du siècle dernier cette analyste néo-zélandaise (1920-2011), a su échapper aux clivages qui agitaient la scène analytique française, dialoguant avec ses collègues de la SPP comme avec Winnicott, Lacan et quelques autres parmi lesquels Piera Aulagnier. Un pluralisme et une ouverture qui, sans menacer son identité d’analyste, soutenait une inventivité clinique qui ne reculait pas devant les cas difficiles.
En ce temps où cherchent à s’imposer des pratiques psychothérapiques multiples, des techniques cognitivistes méconnaissant les dimensions de l’inconscient, du transfert et du sujet toujours en devenir, n’est-il pas urgent et utile de se laisser enseigner par la trajectoire analytique et la richesse de l’œuvre de Joyce McDougall ? Urgent quand les attaques contre la psychanalyse vont bon train ; précieux quand sont souvent en mal de formation nombre de nos jeunes collègues désireux de faire le pari du sujet freudien.

Comité d’organisation
Catherine BERGERET-AMSELEK, Patrick GUYOMARD, Yves LUGRIN, Philippe PORRET

Samedi 20 novembre 2021

Matinée

8h30 : Accueil des participants

9h : Introduction
Catherine BERGERET-AMSELEK

9h30 : La clinique de l’archaïque en question(s)
Alain AMSELEK, Pierre DELION, Yves LUGRIN
Table ronde animée par Catherine BERGERET-AMSELEK

11h : Pause

11h30 : L’extrême en psychanalyse
Patrick BEN SOUSSAN, Amaro de VILLANOVA
Table ronde animée par François POMMIER

Après-midi

14h30 : Eros aux mille et un visages
Marilia AISENTEIN, Jacques ANDRÉ, Laure BONNEFON-TORT
Table ronde animée par Marcianne BLÉVIS

16h : Pause

16h30 : Un récit qui s’éprouve 
Bernard GOLSE, Patrick GUYOMARD
Table ronde animée par Julia KRISTEVA

18h : Fin de la journée

Dimanche 21 novembre 2021

Matinée

9h : De l’art au symptôme, ce qui s’écrie du vivre
Philippe PORRET

9h15 : Le corps en haptonomie, entre Joyce McDougall et Françoise Dolto
Catherine DOLTO

10h30 : Pause

11h : Les fondements de l’acte créateur
Isabelle CARRÉ, Monique FRYDMAN, Wajdi MOUAWAD
Table ronde animée par Catherine BERGERET-AMSELEK et Philippe PORRET

Après-midi

14h30 : La négativité, écueil ou accueil
Georgette BOCCHINI-REVEST, Daniel KOREN, François LÉVY
Table ronde animée par Alain LEMOSOF

16h : Pause

16h30 : Joyce McDougall et la clinique analytique contemporaine
Marie-Christine LAZNIK, Fernando URRIBARRI
Table ronde animée par Patrick AVRANE

17h45 : Conclusion
Patrick GUYOMARD

Intervenants
Marilia Aisenstein, psychanalyste (SPP)
Alain Amselek, psychanalyste
Jacques André, psychanalyste (APF)
Patrick Avrane, psychanalyste (SPF), écrivain
Patrick Ben Soussan, psychiatre
Catherine Bergeret-Amselek, psychanalyste (SPF)
Marcianne Blévis, psychanalyste (SPF)
Georgette Bocchni-Revest, psychanalyste (SPF)
Laure Bonnefon-Tort, psychanalyste (SPP)
Isabelle Carré, actrice et écrivain
Pierre Delion, pédopsychiatre, psychanalyste
Catherine Dolto, médecin, haptothérapeute
Monique Frydman, peintre
Bernard Golse, pédopsychiatre, psychanalyste (APF)
Patrick Guyomard, psychanalyste, Président de la SPF
Daniel Koren, psychanalyste (SPF)
Julia Kristeva, psychanalyste (SPP), écrivain
Marie-Christine Laznik, psychanalyste (ALI)
Alain Lemosof, psychanalyste (SPF)
François Lévy, psychanalyste (SPF)
Yves Lugrin, psychanalyste (SPF)
Wajdi Mouawad, dramaturge, comédien, metteur en scène, directeur du Théâtre de la Colline à Paris
François Pommier, psychiatre, psychanalyste (SPF)
Philippe Porret, psychanalyste (SPF), écrivain
Fernando Urribarri, psychanalyste (IPA)
Amaro de Villanova, enseignant des beaux-arts et de l’histoire de l’art, psychanalyste (SPF)

Inscription obligatoire y compris pour les membres et les auditeurs libres de la SPF

Inscription et paiement en ligne sur le site HelloAsso
– Membres et auditeurs libres de la SPF : participation incluse dans la cotisation
– Non membres de la SPF :
En présentiel à l’Asiem : 120 € – 50 € pour les étudiants (justificatif obligatoire)
En visioconférence : 80 € – 40 € pour les étudiants (justificatif obligatoire)

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