« Mieux prévenir le suicide des adolescents », MDA des Hautes-Alpes

Un livret a été conçu par la Maison des adolescents (MDA) des Hautes-Alpes, il se destine aux professionnels en contact avec des adolescents. En France, le suicide est la deuxième cause de mortalité.

Article original et extraits de podcast de l’interview ici.

 

Mieux prévenir le suicide des adolescents. C’est l’objectif d’un livret intitulé « adolescents en crise suicidaire  ». Il a été conçu par la MDA, la Maison des Adolescents des Hautes-Alpes. Il se destine aux professionnels en contact avec des adolescents comme les 870x489_5e3c47d6b19fe-img-20200206-164456.jpgéducateurs, les animateurs, les infirmières scolaires ou encore les assistantes sociales. En France, le suicide est la deuxième cause de mortalité des jeunes après les accidents de la route. « Le constat a été fait par les professionnels qui ont participé à la première formation en 2014, et aux formations qui ont suivi. Ils se disaient qu’ils avaient du mal à pouvoir mémoriser l’ensemble des choses qui sont très importantes dans la gestion de cette crise suicidaire. L’idée d’un outil était donc bienvenue pour les aider dans le temps et dans leur pratique  » explique sur Alpes 1, Patricia Fivian, Directrice de la Maison des Adolescents des Hautes-Alpes.

« Repérer, intervenir, orienter », les maitres mots de ce livret, « la crise suicidaire est un moment particulier où l’adolescent se retrouve complétement envahi par ses idées de mort. Il n’arrive plus à se sortir de ces idées-là. Il faut arriver à réamorcer chez lui sa pensée » souligne la directrice.

« Il veut que son problème s’arrête. Mais au moment de la crise, il n’envisage que la solution du suicide comme solution à son problème » termine la directrice.

« Écrire pour mieux vivre », entretien avec Michel Le Brigand

Propos recueillis par Andrea Ostojic, paru 

Michel Le Brigand

Formateur, consultant et poète, il a publié Écrire pour mieux vivre (Eyrolles, 2019), où il propose une trentaine d’exercices pour nous faire ML.Brigand_.jpgdécouvrir le pouvoir libérateur de l’écriture.


Comment l’écriture nous aide-t-elle à vivre ?

Par sa dimension de régulation émotionnelle et par sa dimension de partage. Dans mon livre Écrire pour mieux vivre, je m’intéresse avant tout à l’écriture de soi, une forme particulière, tout à fait différente de l’écriture de transmission : une écriture réflexive, intime, qui permet une libération de la parole. Car l’écriture est d’abord une prise de parole, qui répond au besoin fondamental de l’être humain de s’exprimer, de faire sortir ce qui est à l’intérieur, en régulant ses émotions. Dans un second temps vient l’écriture de transmission, en adressant son texte aux autres. L’émotion prend alors un autre visage : celui du lecteur.

Vous êtes formateur et consultant. Comment utilisez-vous l’écriture dans votre activité ?

Outre le fait d’animer des ateliers centrés sur l’écriture de soi ou sur le geste artistique, je forme aussi régulièrement des personnes qui exercent des métiers de la relation, dans l’accompagnement, le soin ou la pédagogie, et dont les émotions deviennent presque un outil de travail. Souvent, elles ont pris l’habitude de les réguler par le dialogue verbal, mais vont forcément manquer de recul face à certaines situations. En vue de les amener à davantage d’autonomie, je les encourage à débriefer les situations par écrit. Écrire permet en effet de mettre à distance les émotions pour rétablir la pensée, surtout lorsque les choses sont conflictuelles.

Je propose aussi de travailler sur les petites voix intérieures, qui nous dictent des comportements, liés au conditionnement venant de notre éducation. Ces injonctions, nous nous les imposons à nous-mêmes, pour être un bon professionnel ou une personne acceptable en société. Mais ces voix intérieures sont parfois envahissantes, et prendre la parole avec une autre voix permet d’ajuster notre présence et nos intentions dans l’action.

Comment passe-t-on de l’écriture à l’action ?

Récemment, lors d’un atelier, j’ai invité les participants à écrire sur « le petit truc qui est resté coincé depuis 24 heures », cette petite contrariété, ce grain de sable, « ce pas grand-chose » qui a affecté leur humeur. A partir de ce matériau, ils construisent alors une démarche ajustée à eux-mêmes, puisqu’ils en sont les auteurs.

Après cette première étape, qui est celle des « écrits de ressenti », j’invite les participants à s’exprimer sur ce qu’ils ont produit et sur les émotions éprouvées au moment de l’écriture. C’est un moment d’échange, de transmission, de partage émotionnel. A force de coucher ses ressentis sur le papier par différents exercices, arrive le moment où une pensée surgit, le plus souvent apaisante. Une synthèse apparaît comme une vérité élucidante. C’est un déclic, une révélation, semblable à ce qui peut advenir dans le cadre d’une thérapie, quand on a l’impression que notre inconscient s’exprime malgré nous, que notre parole a dépassé notre intention.

Cette pensée-là, je vais la surligner, l’entourer, la réécrire : elle sera mon cahier des charges, mon leitmotiv pour les temps à venir. C’est ce que j’appelle les « écrits de cadrage ». Progressivement, on ira plus loin, en prenant des engagements pour fixer cette orientation et passer de l’intention à l’action, en fixant soi-même un périmètre. Ce sont des décisions d’autant plus fortes qu’elles sont prises par la personne elle-même, qu’elles sont le fruit d’un dialogue intérieur.

Quels conseils donneriez-vous à des personnes qui souhaitent, par l’écriture, mieux réguler leurs émotions et développer leur potentiel ?

Je leur conseillerais d’écrire fréquemment, comme on prend du paracétamol en cas de douleur, c’est-à-dire dès qu’elles sentent l’émotion monter au point de bouleverser leur identité. Mais on peut aussi choisir d’écrire à heures fixes. Se donner ainsi rendez-vous chaque jour permet de constater les variations, les évolutions de nos interprétations de la réalité… Je regrette que dans certains livres de développement personnel, les exercices soient si directifs, ce qui permet peut-être de canaliser la personne, mais peut avoir un impact infantilisant. Or l’écriture, en tant que moyen d’expression, doit être à l’image de notre identité. Elle doit offrir un espace de liberté, dans lequel la subjectivité est pleinement acceptée.

Dans l’écriture de soi, le vrai et le faux n’ont pas d’importance. On a aussi le droit de reconnaître ses émotions négatives. Ce qui compte, c’est la manière dont je me représente une réalité à un moment donné.

Il est aussi important de garder à l’esprit que nos écrits sont jetables. On nous a trop dit que l’écrit était engageant. On a pourtant le droit de s’en débarrasser, comme on balance à la poubelle des mouchoirs usagés ! Cela peut nous aider à tourner la page.

Qu’en est-il de ce que vous appelez l’écriture de transmission ?

J’entends cette expression avec l’idée de faire du beau avec ce qui pourrait parfois être vécu comme désagréable. Dans une optique artistique, ces moments, que l’on pourrait autrement qualifier comme des troubles anxieux ou de la déprime, deviennent une matière pour se retirer et ainsi faire jaillir des messages inédits. C’est la vertu sublimatoire de l’écriture… Baudelaire parlait de ses « miasmes ». Ces moments sont alors requalifiés en une magnifique mélancolie, pour générer de l’exaltation, véritable force de production. A la fin, les gens vous lisent, entendent votre voix : ce qui était à l’intérieur a trouvé une issue partagée.

Propos recueillis par Andrea Ostojic, paru 

Séminaire « Field theories in clinical practice », IFGT, 2021

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With gestalt therapy, Perls and Goodman made the revolutionary proposal to embed the practice of psychotherapy in a field perspective. A Babylonian discussion and controversy among Gestalt therapists is still, 70 years after, in full swing about the meaning of ‘field’. Certainly the concept of situation, highlighted in recent years, has made it possible to better differentiate between the field as a lived experience (in a phenomenological stance), and the field as a life-space (in the continuity of Lewin’s work). The oscillation between these two conceptions generated a lot of confusion, which undoubtedly slowed down the radicalization of a theoretical and clinical development based on concept of contact.

This program aims to advance in the theoretical and practical understanding of the field paradigm used in psychotherapy. To this end, Institut Français de Gestalt- thérapie is launching the project of this update by inviting three eminent gestalt- therapists : Maya van Zelst, Gianni Francesetti and Jean-Marie Robine. These three trainers have worked hard for many years to arouse particular attention to the concepts of field and situation and thus to invite us to move the practice out of its individualistic limits and into a relational perspective. Each of them has followed a different path and reached specific orientations that they propose to confront between them and with the participants, both experientially and in the theoretical-clinical level as well.

With

Jean-Marie Robine

Psy. Dipl., is a clinical psychologist since 1967, Gestalt-therapist since 1977 and international trainer. Past director of Institut Français de Gestalt-thérapie (1980-2007), co-founder and past-president of European Association for Gestalt Therapy, full member of Collège Européen de Gestalt-thérapie, full member of New York Institute for Gestalt Therapy, founder and past-editor of 2 French Gestalt Journals, author of many articles and author or editor of 8 books about Gestalt Therapy. His books On the Occasion of an Other, Social Change Begins with Two, Self – a Polyphony of Contemporary gestalt-therapists, have been translated into many languages.

Maya van Zelst

She is a clinical psychologist, gestalt-therapist and supervisor. She is trainer in the Gestalt Therapy Training, Psychopathology training and therapy groups at IVC(Gestalt Institute Belgium) for more than 15 years.

She has been working with people who suffer from drug-related and psychopathological experiences. Next to that she works on a freelance basis in healthcare centers as team facilitator and group supervisor.

She also works as an international trainer in Gestalt Therapy and Psychopathology in Europe. She has a private practice in Ghent since 2005 and is engaged as a member of the board of the NOGT (Flanders/The Netherlands) since 2009 and represents Belgium in the EAGT.

Gianni Francesetti

Gestalt therapist, psychiatrist, international trainer and supervisor.Director of Istituto Internazionale di Psicopatologia e Psicoterapia della Gestalt. Past-president of the European Association for Psychotherapy, past president of the Italian Federation of Psychotherapy Associations and of the Italian Society for Gestalt Therapy, He lives and works in Turin (Italy) as psychotherapist, psychiatrist and supervisor. Editor of Panic Attacks and Postmoderniy ; Gestalt Therapy in Clinical Practice ; Absence is the Bridge Between us : Gestalt Therapy Perspective on Depressive Experiences : Obsessive-compulsive experiences : a Gestalt-therapy perspective.

Language

The 3 seminars will be held in English.
The symposium will be held in English with translation into French.

Dates

The situation will consist of 3 seminars followed by a symposium :

- 2021, January 22-23-24th : Jean-Marie Robine & Maya van Zelst
- 2021, March, 19-20-21st : Maya van Zelst & Gianni Francesetti
- 2021, June, 04-05-06th : Gianni Francesetti & Jean-Marie Robine
- Symposium : 2021, October 11-12-13th The 3 trainers will be joined
by Dan Bloom and Giuseppe Civitarese

Location

All seminars and the conference will take place at
FIAP, 30 rue Cabanis, Paris 14°.
Possibility of accommodation on site.

Naissance d’une association de PGRO

Ci-dessous une information concernant la naissance de l’association de pairs professionnels en PGRO. Les éléments sont extraits du site de l’association https://www.assopgro.com .

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Définition de la PGRO

La Psychothérapie Gestaltiste des Relations d’Objet ou Psychothérapie du lien est élaborée dans les années 1990, par Gilles Delisle, à Montréal, elle articule la gestalt-thérapie, la psychanalyse des relations d’objet et depuis quelques années les découvertes des neurosciences affectives.

« La relation entre la personne en thérapie et le thérapeute est le support central du traitement. C’est une thérapie fondée sur le dialogue, l’accueil des affects, la recherche du sens des expériences dysharmonieuses, l’expérimentation avec le thérapeute de nouvelles façons d’être et de vivre en relation. »

Chacun d’entre nous a vécu dans son enfance des expériences qui ont pu perturber son développement psychoaffectif et conditionner ses réactions émotionnelles. Ces perturbations se rejouent, se reproduisent dans les différentes sphères de la vie (couple, famille, travail, loisirs, etc.) et provoquent des impasses relationnelles et de la souffrance.
Ces distorsions relationnelles se produisent aussi dans la relation thérapeutique ce qui permet de les reconnaître, d’en élaborer le sens ensemble et de chercher à régénérer les capacités perturbées grâce à une relation fondée sur l’accueil de la souffrance, la présence attentive, l’intimité, le non jugement, la créativité et l’intégrité.

Dans cette approche, nous accordons une place importante :

  • Aux ressentis des personnes en thérapie, sensations corporelles et émotions, à leur prise de conscience fine et à leur expression, ainsi qu’à la compréhension de ce qui les provoque.

  • Aux ressentis du thérapeute, en résonance avec ceux de leurs client(e)s.

  • Aux façons plus ou moins ajustées des personnes de réguler leurs émotions ou de ne pas y arriver dans certains cas.

  • Aux fluctuations du lien entre le thérapeute et la personne en thérapie (ce qui nous rapproche, nous éloigne, nous fait peur, nous rend agressifs, tristes, joyeux, etc.).

  • A la vision que la personne a d’elle-même et du monde, vision qui oriente ses choix et ses décisions.

  • A l’engagement du thérapeute dans une « vraie relation réparatrice» seule porteuse de transformation durable.

par Jean-François Gravouil, inspiré du contrat de thérapie écrit par Gilles Delisle

Adhérer à l’asso

Cette association n’est pas un nouvel organisme de formation, elle n’a pas vocation à porter la parole de ses adhérents ou à en défendre les intérêts, ni à les agréer ou à certifier leurs compétences professionnelles.

Alors pourquoi adhérer à l’asso PGRO ?

Nous souhaitons que nos adhérents s’inscrivent dans une démarche participative et responsable.

Pourquoi en effet, adhérer à une association dont le site est libre d’accès pour une bonne partie des contenus ?

Parce qu’adhérer c’est pouvoir :

  • appartenir à un groupe de partage théorico-clinique.

  • pouvoir contribuer à la publication d’articles nourrissant notre réflexion en PGRO.

  • figurer dans un annuaire interne, accessible aux adhérents, et permettant à chacun de se mettre en contact avec d’autres professionnels.

​Et enfin adhérer c’est permettre à notre association de fonctionner en finançant un site internet et l’organisation des journées théorico-cliniques…

Nous pensons aussi que développer sa pratique, passe  par un large échange et partage de nos expériences
cliniques, ainsi que par l’intégration d’autres apports, d’autres sources théoriques.

C’est pourquoi, nous avons le désir, de construire avec vous une structure souple et agile, particulièrement orientée vers la croissance et le développement des praticiens / coachs au service de la clinique, et par conséquent de la PGRO.

Alors si comme nous, vous êtes attachés à ces valeurs de partage, si vous êtes curieux et enthousiastes, pour démarrer cette aventure, rejoignez-nous dès aujourd’hui !

 

Les éléments ci-dessus sont extraits du site. Information complète sur

https://www.assopgro.com .

Profession philosophe : Isabelle Stengers, de la science à la sorcellerie

Les Chemins de la philosophie par Adèle Van Reeth du lundi au vendredi de 10h00 à 10h55 sur France Culture. Les Chemins de la philosophie du vendredi vous emmènent chaque semaine à la rencontre de ceux qui ont fait de la philosophie leur métier.

Profession philosophe (53/74)

Isabelle Stengers, de la science à la sorcellerie

 

La philosophie est-elle une vocation ? Comment viennent les  idées ? Comment se fabrique un concept ? À quoi ressemble l’atelier du  philosophe ? Et quel rôle le philosophe doit-il jouer dans la cité ?

L’invité du jour :

Isabelle Stengers, docteure en philosophie, enseigne à l’Université libre de Bruxelles. indexElle s’est formée avec le prix Nobel de chimie Ilya Prigogine, avec qui elle écrivit son premier livre en 1979, remettant en cause l’autorité de la science. Elle s’attache aujourd’hui à explorer de nouveaux modes de production de savoir, de l’hypnose à la sorcellerie.

À la recherche de la transversalité

À partir de mon intérêt pour la science et avant tout pour la physique, je me suis rendue compte qu’il n’y avait pas d’économie pour comprendre à la fois ce qu’était la physique, ce qu’elle n’était pas, et ce qu’elle ne devait pas essayer d’être. J’ai essayé d’élargir à la question de la production des savoirs, sachant que contrairement à la science moderne, les savoirs sont une catégorie transversale…
Isabelle Stengers

De la chimie à la philosophie

J’ai commencé à étudier la chimie parce que fille d’historiens je voulais aller quelque part où je n’étais pas déjà chez moi. Je voulais rencontrer l’étranger… sauf qu’il m’a intéressée mais ne m’a pas nourrie. J’ai switché vers la philosophie que j’ai d’abord associée à une liberté de poser les questions qu’on sent devoir et pouvoir poser.
Isabelle Stengers

Non pas « la » science, « les » sciences !

Dès qu’on dit « la » science, on fabrique une identité qui recouvre des sciences multiples. Je tends à travailler pour qu’elles prennent leur singularité. L’anthropologie est très différente de la physique, par exemple, il faut parler « des » pratiques scientifiques, leur rapport à la raison sont multiples.
Isabelle Stengers

L’hypnose

Léon Chertok m’a posé cette question : comment se fait-il que l’hypnose ait parfois été reconnue comme la pratique qui allait faire de la psychologie une vraie science, et puis est retombée dans l’enfer des illusions ?
Je me suis rendue compte qu’entre l’hypnose et le titre de science il y avait toute une histoire qui montrait les mauvais tours que joue à une science comme la psychologie le modèle de l’explication scientifique qui a fait succès en physique. Je me suis intéressée à l’histoire de l’hypnose avec Léon Chertok en cherchant en quoi elle ne pouvait que décevoir ceux qui voulaient la science en ce sens-là.
Isabelle Stengers

Sons diffusés :

  • Témoignages de Bruno Latour et Vinciane Despret, archives des Chemins de la philosophie (13/09/2019 et 12/12/2019), France Culture
  • Archive de Ilya Prigogine dans l’émission Les Après-midi de France Culture, 23/01/1978
  • Archive de Foucault dans Les Mardis de la Fondation, 17/03/1987
  • Archive de Léon Chertok dans l’émission Perspectives scientifiques, France Culture, 6/05/1986
  • Extrait du film Le Livre de la jungle, Walt Disney, 1967
  • Chanson de Anne Sylvestre, Une sorcière comme les autres

« Quand la haine s’autorise du scientisme …(réponse à la tribune de Sophie Robert) »

Publié le 01/02/2020 dans le Journal International de Médecine (Jim)

Par le Dr Christine Gintz, psychiatre psychanalyste

 » Pour publier une tribune aussi agressive dans un journal médical, il est nécessaire que celle-ci apporte quelque chose à la médecine, et apporte également quelque chose aux patients concernés par les propos tenus.

Sophie Robert n’est pas médecin. Nous ignorons si elle est une patiente déçue, mais son acharnement contre la psychanalyse ne peut qu’interroger sur ce qui l’anime, sur cette carac_photo_1haine qui l’habite au point de consacrer une grande partie de sa vie à ce travail de destruction.

Est-ce que ceci apporte quelque chose à la science ? Est-ce que ceci rend service aux patients (aux usagers de soins) qui seraient concernés ?

En tant que médecin, comme en tant que mère, concernée par la maladie de mon fils, je soutiens que non.

Cette guerre des méthodes qu’elle attise constamment, est totalement destructrice pour les familles qui ne savent plus comment s’orienter, ni à qui faire confiance pour les soins à leurs proches.  Cependant si ses arguments étaient sérieux, nous pourrions faire abstraction de cette brutalité. Or il n’en est rien. Déjà par le film « Le Mur », il a été prouvé devant les tribunaux, que les interviews étaient manipulées au montage.  Bon, nous pouvons considérer que ce qui a été dit l’a bien été, mais cela n’excuse pas pour autant la manipulation qui témoigne d’une disposition d’esprit particulière.

Une approche subtile, sans diagnostic arrêté

J’ai regardé le film de l’entretien entre les Professeurs Serge Lebovici et Bernard Golse. Il date d’il y a 25 ans, ce qui a toute son importance, car la psychanalyse, et tout particulièrement celle pratiquée par Monsieur Bernard Golse, ne cesse de se remettre en question et de s’enrichir d’échanges avec les autres champs de recherche. Les différents colloques de la CIPPA  dont les actes sont publiés en témoignent.
Nous voyons ici Bernard Golse, jeune médecin, interroger avec beaucoup de délicatesse son aîné, Serge Lebovoci, sur le concept de « transgénérationnel », et cet entretien est ponctué de la présentation du film d’une consultation d’un couple, pour leur enfant présentant un retard de langage.
Sophie Robert ramène tout à l’autisme, et semble ignorer qu’un pédopsychiatre qui reçoit un enfant en consultation doit conduire une démarche clinique avant de poser un diagnostic. C’est ce que fait le Professeur Lebovici en interrogeant les parents sur leur vie, ce qui n’a rien de scandaleux. Les médecins de toutes spécialités le font. On ne traite pas de la même manière un enfant qui évite le regard d’une mère dépressive, et un enfant qui évite le regard parce qu’il est autiste. On ne traite pas de la même manière un enfant mutique pour des raisons liées à son histoire, et un enfant qui ne parle pas en raison d’un trouble autistique.
Or, cet enfant n’est pas considéré comme autiste par ces deux médecins. Il n’est pas non plus considéré comme psychotique. La position de Serge Lebovici est prudente, il met en évidence un secret de famille qui concerne le fait que le père de l’enfant ne sait rien de son propre père. Il dit qu’il ne se permettrait pas de dire que le trouble de cet enfant vient de là, mais qu’il n’est pas souhaitable, pour le bon développement de l’enfant, de maintenir des secrets de famille.

En cela, il fait son travail de médecin : il tente d’avancer sur un problème, laissant la porte ouverte à ce qui pourrait faire évoluer sa position, et propose aux parents de l’enfant un suivi en psychothérapie qui permettra, tout en aidant cet enfant, d’affiner la question du diagnostic.

Au regard de cette approche subtile par des médecins expérimentés, Sophie Robert, au contraire, n’a besoin de rien. Ni de rencontrer l’enfant, ni de questionner les parents sur leur histoire : au premier coup d’œil, elle sait que cet enfant est autiste. Elle sait comment il doit être traité. Elle pense que parce qu’une affection est à point de départ organique, le psychisme doit être exclu. Cette certitude va contre les connaissances scientifiques les plus élémentaires sur le développement cérébral, développement qui ne se fait qu’en interaction avec l’environnement, tout particulièrement affectif et langagier.

L’autisme est une affection neuro-développementale. C’est ce qu’affirment comme une rengaine les personnes pour lesquelles Sophie Robert travaille. Ils ont raison ! Sauf qu’ils ne semblent pas comprendre ce que cela implique : cela implique en effet qu’on ne naît pas autiste, même si on est porteur d’un gène qui mène de manière statistiquement significative à l’autisme. On naît avec une mutation génétique qui va pousser le développement des réseaux neuronaux dans un sens différent des schémas classiques. L’environnement peut avoir un effet à ce niveau, surtout dans les premiers mois de la vie.

En niant l’effet de l’environnement sur le développement cérébral, Sophie Robert se tire une balle dans le pied quant à l’efficacité des approches qu’elle promeut : elles ne réparent pas le gène muté, elles ne connaissent pas le mécanisme d’action de celui-ci, ni la nature des anomalies neuro-développementales de l’autisme. Elles se contentent d’une approche environnementale. Pourquoi pas ? Mais il conviendrait d’en préciser plus clairement les indications, les limites, et les contre-indications. Ceci laisse la place à d’autres approches comme celles envisagées par les psychiatres et les psychanalystes.

Par ailleurs, ce n’est pas parce qu’un enfant est autiste, que les secrets de familles, les difficultés des parents de tous ordres n’ont aucun effet sur lui. On peut même dire que ces enfants ont une sensibilité exacerbée des affects des proches, au-delà des mots. Il est donc important de les prendre en compte, sans pour autant les considérer comme la cause de l’autisme.

Sophie Robert parle de « cruauté », alors que nous voyons un homme âgé, le Professeur Lebovici qui, peu d’années avant sa mort, vient s’asseoir par terre pour jouer avec un enfant, afin d’entrer en relation avec lui, et d’inciter, d’aider le père à le faire également ! La bienveillance de cet acte tranche incontestablement avec la malveillance de Sophie Robert dans son interprétation des choses.

Je me suis permis de faire ces remarques, afin de souligner la part subjective, et ostensiblement diffamatoire du propos de Sophie Robert, jugeant un film datant de 25 ans à l’aune de la manière de voir idéologique qu’elle cherche à imposer actuellement, qui est incontestablement à la mode, mais qui pourrait être rapidement périmée. Est-il nécessaire de rappeler qu’à l’époque du film, (et même plus récemment si nous en jugeons par les plaintes des familles), la méthode comportementaliste dont elle assure la promotion utilisait les châtiments corporels pour dissuader les enfants de leurs comportements jugés inacceptables .

Je passe sur le fatras d’accusations et d’affirmations énoncées en vrac, regroupées sous le chapitre « Faites ce que je dis, pas ce que je fais », pour simplement faire remarquer que nous serions intéressés par une étude qui objective avec un peu plus de rigueur scientifique, les variations de prescriptions de psychotropes dans les établissements recevant des personnes autistes, en fonction des approches théoriques pratiquées dans ces établissements.

Münchhausen par procuration : discussion autour d’un cas médiatisé

Concernant le chapitre sur le syndrome de Münchhausen par procuration, qui fait référence à la fameuse affaire Rachel pour laquelle Sophie Robert a pris fait et cause : il s’agit d’une mère les enfants ont été placés suite à un signalement par l’Aide Sociale à l’Enfance. Ce placement a été reconduit par plusieurs juges successifs. Sophie Robert et des collectifs de familles se sont emparés de cette affaire pour tenter de discréditer la psychanalyse, alors que cette profession n’a pas grand-chose à voir avec ce qui est arrivé à Rachel.
Je souhaiterais simplement faire remarquer plusieurs choses :
– Tout d’abord qu’il est facile de diffamer des personnes qui ne peuvent pas se justifier, car tenues par le secret professionnel.
– Ensuite que les juges successifs qui ont ordonné le placement des enfants, ne sont ni psychiatres ni psychanalystes, de même que les personnes de l’Aide Sociale à l’enfance qui ont effectué le signalement. Malgré les fortes pressions qu’ils ont endurées, ils ont tenu à ces placements, alors qu’il leur aurait été plus facile de céder.
– Que j’ai connaissance du nom d’un des psychiatres qui a expertisé les enfants. Je puis affirmer que cette personne n’est pas psychanalyste.
– Que le point de vue du père des enfants n’apparaît jamais, ce qui est tout de même un peu étonnant !
– Enfin, que toute cette affaire est construite à partir d’un problème mal posé : la question qui prime et à laquelle il doit être répondu est la suivante : cette mère est-elle en mesure de s’occuper de ses trois enfants sans les mettre en danger ? On nous dit que l’autisme des trois enfants n’a pas été reconnu, et qu’ainsi on lui attribuerait à tort les troubles de ses enfants. Soit. Même si c’était le cas : les familles qui ont un enfant autiste, appellent à l’aide de toutes leurs forces tant leur vie est difficile. Comment peut-on imaginer que la personne fragile que nous voyons sur les films qui lui sont consacrés puisse s’en sortir seule, avec non pas un, mais trois enfants autistes ?

Le dépistage précocissime

Pour conclure : Sophie Robert ne connaît pas la psychanalyse et lance en pâture des termes sortis de leur contexte pour susciter une sensation d’opacité. Elle ignore délibérément les travaux actuels des psychanalystes. J’ai cité ceux de la CIPPA, mais le dépistage précocissime du risque autistique chez le bébé est également un apport de la psychanalyse qui tire toutes les conséquences du fait que l’autisme est une affection neuro-développementale : en accompagnant les bébés dès leur plus jeune âge, le développement vers l’autisme peut être évité pour nombre d’entre eux, même s’ils sont porteurs d’anomalies génétiques. Il est donc inadmissible qu’en attaquant la psychanalyse, Sophie Robert détourne des parents d’une démarche qui pourrait améliorer l’avenir de leur enfant.

L’autisme est une affection au sujet de laquelle il reste beaucoup à découvrir, et la science ne pourra progresser qu’à travers un travail main dans la main entre les différentes personnes qui ont l’expérience de ce trouble. Une véritable recherche est exigeante, et ne peut se permettre de perdre son temps à démolir le travail du voisin. Une véritable science doit aussi définir les limites de son champ de pertinence, ce que ne font jamais les personnes au service desquelles se met Sophie Robert.
Les familles ont besoin de savoir comment s’orienter en fonction des particularités du trouble de leur enfant, et les diagnostics à l’emporte pièce au nom d’un pseudo savoir les mettent à mal et les détournent de certaines approches qui pourraient les aider. Ceci est inadmissible. »

[1] CIPPA : Coordination Internationale entre Psychothérapeutes Psychanalystes et membres associés s’occupant de personnes Autistes. Actuellement présidée par le Pr Bernard Golse.

Revue « Ecole des Parents » n° 634, janvier 2020

La revue « L’école des parents » numéro 634 réfléchit sur « L’hyperparentalité : du risque d’en faire trop« .

En collaboration avec (entre autres) Geneviève AVENARD, Daniel COUM et Serge TISSERON.

Pour le commander : FNEPE .

Sommaire

Actualité

Entretien avec… Geneviève Avenard, Défenseure des enfants
La voix des plus vulnérables

Trente ans après la promulgation de la convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), le défenseur des droits s’est penché, dans son rapport annuel1, sur la violence au sein des institutions publiques. Rencontre avec Geneviève Avenard, défenseure des enfants.

Tendances de la recherche
Fortnite Battle Royale Une épidémie mondiale

Depuis son lancement, en 2017, le succès de ce jeu en ligne ne faiblit pas. Les enfants s’y adonnent sans modération face à des parents inquiets de les voir glisser dans l’addiction.

Cinéma
Proxima, d’Alice Winocour  Apprendre à se quitter
Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste

L’École, côté parents
La psychologie n’est pas un jeu d’enfant, Philippe Meirieu, professeur en sciences  de l’éducation

Zoom

Julia Mourri et Clément Boxebeld, Les vieux sont merveilleux

Julia Mourri et Clément Boxebeld tournent des vidéos qui donnent la parole à des personnes âgées partout dans le monde et valorisent des initiatives rapprochant les générations. Sur leur page facebook intitulée Oldyssey, chacune est vue en moyenne 50 000 fois.

Analyse
Activités extrascolaires, Reconnaître les compétences des jeunes

À Issy-les-Moulineaux, un recueil d’évaluation des pratiques sociales, culturelles et sportives des collégiens, le Lexim, est intégré depuis 2010 à leur livret scolaire. Les acteurs de cette initiative ont bénéficié d’une recherche-formation-action en 2018-2019.

Colloque
Protection maternelle et infantile, Dialogue des disciplines autour du jeune enfant

Le 45e colloque du syndicat national des médecins de PMI (SNMPMI), intitulé « Parentalité, développement, apprentissages », s’est tenu à Paris les 29 et 30 novembre. Il s’est positionné au croisement de plusieurs disciplines qui cherchent non à s’éviter ou à s’opposer, mais à mutualiser leurs points de vue dans toute leur complexité. Compte rendu de la première journée.

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Dossier

Enquête

Éducation Le mieux est souvent l’ennemi du bien

Hélicoptères, drones, curling… Les métaphores pour désigner ces parents surinvestis dans l’éducation
de leurs enfants ne manquent pas. Bien que nourrie par le sincère désir de bien faire, cette parentalité hypertrophiée crée des effets délétères. Pour ceux qui l’exercent et pour ceux qui la subissent.

Enquête
Éducation positive. Une injonction contemporaine ? Béatrice Kammerer, spécialiste en sciences de l’éducation

Écouter les besoins de son enfant et l’éduquer à la frustration, garantir sa sécurité et l’encourager à aller vers la nouveauté, accompagner ses apprentissages sans lui mettre la pression…La société ne pousserait-elle pas les parents à s’épuiser dans la quête d’une perfection illusoire ?

Regards croisés Scolarité. Ces parents obnubilés par la réussite, Agnès van Zanten, sociologue de l’éducation
Nicole Catheline, pédopsychiatre

Toujours plus nombreux à être angoissés par les études de leurs enfants, ils contrôlent les devoirs, épluchent
le classement des écoles, vivent chaque mauvaise note comme un drame… Comment expliquer un tel phénomène ? Quelles en sont les conséquences ?

Enquête
Nouvelles technologies. Ados sous haute surveillance

Pouvoir appeler son fils dès qu’il s’éloigne pour savoir s’il va bien, utiliser un traceur GPS pour localiser sa fille… Le Smartphone est l’auxiliaire de l’hyperparent par excellence, mais certaines de ses fonctions risquent
de freiner le processus d’autonomisation de l’enfant.

Regards croisés
Nourrissons. Jusqu’où les stimuler ? Bernard Golse, pédopsychiatre et psychanalyste, Grégoire Borst, professeur de psychologie du développement et de neurosciences cognitives

Bébés nageurs, baby-gym, ateliers « parler bambin » ou « signe avec bébé », éveil musical pour tout-petits… Les propositions pour accélérer le développement des bébés séduisent bon nombre de parents. Cela rend-il les enfants plus habiles, plus intelligents ? Pas certain…

Analyse
Scolarisation. Un choix différent pour son enfant, Pauline Proboeuf, doctorante en sociologie

En France, certains parents décident de ne pas envoyer leurs enfants à l’école, d’autres les inscrivent dans un établissement dit « alternatif ». L’étude de leurs valeurs et croyances permet d’éclairer cette remise en cause du partenariat parents-école.

Approches transculturelles
Parents immigrés. La peur de la délinquance, Jacques Barou, sociologue, anthropologue et docteur en ethnologie

Beaucoup de primo-arrivants vivent dans la hantise que leurs enfants « tournent mal » et se montrent très exigeants avec eux. Au risque d’être mal compris.

Interview
Ressources. Essayer la lenteur, Carl Honoré, pionnier du mouvement slow

Comment aider les hyperparents à briser le cercle infernal de la surenchère éducative sans les culpabiliser ? Quels soutiens peuvent-ils attendre de la famille, de l’école, de l’entourage ? Carl Honoré, chantre du mouvement « slow », livre quelques clés pour restaurer l’harmonie familiale.

Enquête
Burn-out parental. Et après ?

Certains parents paient leur investissement éducatif par un épuisement extrême. Comment les aider à construire un autre rapport à eux-mêmes, à leurs enfants et aux exigences éducatives pour faire de cette crise douloureuse une période féconde ?

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Terrain

Fnepe
Formation professionnelle : la nouvelle donne

Dans le cadre de ses « journées réseaux » des 28 et 29 novembre, la Fnepe s’est penchée sur un sujet qui concerne la majorité des EPE : la réforme de la formation professionnelle du 5 septembre 2018. Elle avait pour cela invité le consultant et formateur Jacques Abécassis à dresser un panorama du système de certification unique dit Qualiopi qui entrera en vigueur le 1er janvier 2021.

EPE de l’Hérault
Vive les parents imparfaits !

La 7e journée départementale Parentalité de l’Hérault s’est tenue à Saint-Jean-de-Védas, dans le magnifique domaine du Terral. Organisée par Parentalité 34 – un réseau d’acteurs du soutien à la parentalité piloté par l’EPE de l’Hérault – et la CAF 34, elle a réuni plus de 400 personnes (professionnels, parents, élus) autour du thème « Vive les parents imparfaits ! »

EPE de la Manche
Une conférence pas comme les autres

L’EPE 50 organise régulièrement des conférences en rapport avec la parentalité. Au mois de novembre 2019, elle a invité Laurent
Blin-Sourdon, conférencier « gesticulant » et jeune papa, à partager son expérience et son analyse des privilèges dont bénéficient les hommes dans notre société. La présidente de l’EPE a voulu savoir ce qui l’avait poussé sur les planches.

Initiative collège
Collège Marie-Curie, Pignan (34) Une classe pour améliorer sa mémoire

Au collège Marie-Curie, à Pignan, les enseignants ont décidé de mettre les découvertes des chercheurs en neurosciences au service de leurs élèves. Pour cela, ils utilisent le dispositif Cogni’classe et ses ressources. Exemple avec les sixièmes.

Vie associative
Violences conjugales, L’Apiaf aux côtés des femmes

Depuis 1981, cette structure propose un accueil, une écoute, un soutien psychologique, un hébergement et des actions collectives aux femmes victimes de violences conjugales. Reportage au coeur de l’association toulousaine.

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Pratique

Santé – Antalgiques. Ils ne sont pas anodins !

Parce qu’ils sont en vente libre, le paracétamol et l’ibuprofène occupent une place de choix dans nos armoires à pharmacie. Et nous avons tendance à y recourir au moindre bobo, sans forcément prendre toutes les précautions nécessaires.

Droit des personnes
Autorité parentale; Éduquer sans gifler

L’entrée en vigueur cet été de la loi dite « anti-fessée » a fait de la France le 56e pays à rejeter explicitement les violences éducatives ordinaires, bien longtemps après la suède, qui a ouvert la voie en 1979, et ses voisins scandinaves. Mais la portée du texte français est surtout symbolique.

Outils
Émoticartes; Une émotion peut en cacher une autre

Identifier nos sensations désagréables et les dépasser, voilà ce que nous enseignent les vingt trombines de ce drôle de jeu. Le succès des cartes originelles, destinées aux enfants, a entraîné la création d’une version « parents » qui a déjà ses adeptes. Lucas, lui, a testé la première mouture.

Livres adultes – Livres enfant

vient de paraître « Faire couple, une entreprise incertaine », G.Neyrand et al.

Résumé

Rendus fragiles par les contradictions de l’hypermodernité, les couples trouvent des solutions pour perdurer en se renouvelant, tant au niveau des pratiques sociales que des positionnements psychiques.

« Le couple nous fascine, et quelque part nous épouvante, car il pose les questions existentielles des normes et des valeurs sociales d’un côté, des investissements psychiques et des sentiments de l’autre. À l’époque de la renégociation du contrat de genre dans les sociétés démocratiques et néolibérales, du speed dating, du démariage et 2020011617029782749265896.jpgde l’obsolescence programmée, on assiste à un renouvellement en profondeur des formes sociales de la vie commune et des positionnements subjectifs que nécessite l’existence même du couple.

Les solutions, désormais, sont individuelles et ce livre permet de mieux comprendre la complexité des questions que le couple suscite aujourd’hui. Les auteurs en analysent les multiples facettes – des circonstances de leur naissance aux difficultés de leur maintien – ainsi que la diversité des pratiques conjugales : place des nouvelles technologies dans la formation des couples, de l’infidélité, diverses conceptions de l’amour chez les jeunes, augmentation des couples mixtes ou des unions homosexuelles. »

 

Avec la participation de Beate COLLET, Daniel COUM, Marie-Carmen GARCIA, Emmanuel GRATTON, Abdelhafid HAMMOUCHE, Diane KHOURY, Pascal LARDELLIER,Emmanuelle SANTELLI, Isabelle TAMIAN

 

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