Conférence par Gérard Neyrand à Brest

Et c’est à…. BREST ! Nous avons la chance de pouvoir suivre une conférence de Gérard Neyrand, professeur émérite de sociologie, le 4 décembre prochain à Brest.

Présentiel – possibilité de s’inscrire également en distanciel, voir modalités ci-dessous.

PRÔNER LE TOUT POSITIF DANS LES RELATIONS HUMAINES ET EN ÉDUCATION ?  UNE DÉRIVE NÉOLIBÉRALE DANS L’AIR DU TEMPS

ARGUMENT

« « Critique de la pensée positive » part du constat de l’indécision dans laquelle sont mis les parents quant à la bonne façon d’élever les enfants et les faire s’épanouir, dans un contexte de montée des incertitudes alimenté par les polémiques produites par les experts du coaching parental et de la parentalité exclusivement positive, prenant appui sur le comportementalisme et un détournement des neurosciences pour rejeter les approches de la clinique psychodynamique (psychanalyse, approches systémiques…) ou de la critique sociologique, et promouvoir l’idée d’une auto-éducation de l’enfant en phase avec l’individualisme néolibéral. 

Il s’attache à déconstruire une des dimensions centrales de ce discours : la croyance que dans l’individu réside toutes les réponses au mal-être produit par le monde contemporain et qu’un travail sur soi suffirait pour accéder au bonheur tant convoité. 

Pour cela, il réalise une déconstruction de l’idéologie positiviste, érigée sur le modèle du tout-positif publicitaire, formalisée aux Etats-Unis dans les années 1950, portée par le développement du néolibéralisme dans les années 1970, et débouchant sur l’affirmation de la psychologie positive à la fin du XXe siècle, et ses avatars contemporains, l’éducation et la parentalité positives.

S’appuyant sur une analyse documentaire très poussée, le livre retrace les étapes de ce processus accompagnant le développement des sociétés marchandes : l’élaboration de la conception d’un individu libre et autonome, qui aurait en lui les clés de son plein épanouissement, en déniant les déterminations aussi bien sociales que psychiques qui le contraignent. 

Dans notre monde soumis aux lois du marché et saturé de messages de tous ordres, l’illusion du bonheur accessible à tous que porte le consumérisme s’appuie sur une volonté de légitimation par une vision restrictive de la science, pour promouvoir une vision scientiste du « self-made man », capable de s’autoproduire positivement et affranchi aussi bien de la conflictualité et l’ambivalence de la psyché que du poids des rapports sociaux et des contextes sur la situation des individus. Au diable la montée des inégalités sociales, des burn-outs et des dépressions, qu’importe l’érosion de l’État social et des solidarités, il faut positiver et trouver dans les offres du coaching et les joies de la consommation les ressources pour accéder à ce « bonheur à tout prix » articulé au déni de la face sombre de la réalité. »

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Et son dernier livre, paru chez érès en 2024 :

Conférence par l’Ecole Psychanalytique de Bretagne le 19 novembre à Brest

A l’ère des techniques de communication et des outils numériques, la parole est-elle pour autant prise en compte ? 

Stéphane Thibierge, psychanalyste et professeur à l’université Paris Diderot, nous proposera sa réflexion à partir de l’interrogation « Qu’est-ce que donner la parole aujourd’hui ? »

conférence

vendredi 19 novembre 19h

résidence de l’Octroi 5 rue Sébastopol Brest

Ecole Psychanalytique de Bretagne, EPB

Causerie « Qu’est-ce qu’une langue vivante ? », 12 février, Roscoff

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EPB : Cycle « Penser le lien social et l’institution »

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http://psychanalyse-bretagne.org/