vient de paraître : « Regards croisés sur la psychothérapie : Psychanalyse & Gestalt-Thérapie », par C.Masquelier-Savatier et E.Marc

Plaisir de partager l’annonce de la parution de cet ouvrage. Il est écrit par deux collègues et introduit par la préface d’un troisième, Francis Vanoye – collègues que j’apprécie, connais et respecte.

 

 » Voici un ouvrage profondément original. Deux psychologues et psychothérapeutes, aux orientations différentes, choisissent de dialoguer. Chantal Masquelier-Savatier est Gestalt-thérapeute et Edmond Marc s’inscrit dans une orientation psychanalytique. Il n’est pas fréquent que des psys n’appartenant pas au même courant acceptent de confronter leurs points de vue dans un même ouvrage. C’est souvent le rejet mutuel, ou au moins la distance, qui prévaut.

Ces auteurs prennent le risque d’un échange sans complaisance mais où priment l’ouverture et la reconnaissance de l’autre. Plutôt que de chercher à présenter parallèlement ces deux démarches, ils s’attachent à considérer leurs interrelations depuis la naissance de la Gestalt-thérapie jusqu’à la situation actuelle.

Pourquoi avoir choisi ces deux approches ? La psychanalyse est longtemps restée la méthode reine dans le champ de la psychothérapie du XXe siècle; Jusqu’à ce qu’apparaisse dans les années soixante le courant de la psychologie humaniste et existentielle dont la Gestalt-thérapie est une école majeure. Confronter ces deux démarches, c’est montrer leurs différences et leurs divergences fondamentales. Mais c’est aussi souligner leurs convergences et leur complémentarité possible. Cet ouvrage soulève donc la question, centrale aujourd’hui, de la diversité du champ de la psychothérapie et de son unité potentielle. « 

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5. International Conference on Research in Gestalt-Therapy 2021

Save the date !

EPG Stages d’été 2019

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vient de paraître « Gestalt Approaches with Organizations »

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From the back cover:

Organizations are the operative arm of any State and also the place where individuals realize their uniqueness and commitment to the world. They are essentially the contact boundary between individuals and society.

 This book is a collection of practical experiences and theoretical reflections of some skilled trainers, coaches and consultants, who for many years have been using the Gestalt approach in their work with organizations. Each chapter is followed by a comment of an expert of the organizational and/or Gestalt field. This structure provides both a dialectical frame of reference for Gestalt therapy work in organizations and practical tools for working in various situations. Gestalt concepts will powerfully contribute to the maintenance and care of the organizational work.

 The book is addressed to anyone who wants to improve their skills to help people live better and give their very best to the organization they are part of. The aim is to support every one’s sense of active commitment to society and enable a creative contribution to it.

 You can see more and order the book here:

https://www.gestaltitaly.com/gestalt-approaches-with-organisations-margherita-spagnuolo-lobb-franz-meulmeester-eds/

EAGT 2019 Conference @ Budapest

 

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EAGT 2019 Gestalt Conference, Budapest

 

« La Gestalt, le corps pour allié » in La Croix, 8 août 2018

Élodie Maurot , le 08/08/2018 à 6h00

Méthode de psychothérapie, la Gestalt-thérapie propose un travail sur soi qui prend appui sur le corps. Reportage à Rennes, lors d’un stage mêlant danse et exploration personnelle.

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Delphine Lebourgeois est une artiste et illustratrice française installée a Londres. Elle travaille pour la presse et expose ses travaux à travers le monde. Ses collages puisent dans des references stylistiques variées, de Botticelli aux comics, ou les symboles et la poésie se répondent. / Delphine Lebourgeois pour La Croix

Une musique s’élève, lente et puissante. Au sol, quinze corps sont allongés, immobiles. Petit à petit, délicatement, ils se mettent à bouger, à s’étirer, à se déployer, puis à se redresser, comme appelés vers le ciel. Ils restent quelques instants dans cet acmé, puis décroissent, se replient, se recroquevillent, avant de reposer au sol, immobiles…

Célestine Masquelier-Demulier, danseuse professionnelle et Gestalt-thérapeute, a proposé cet exercice dansé, figurant une « fleur qui croît et décroît », avec une ambition précise. « Je vous propose de nous mettre en mouvement par la danse, pour faire surgir du nouveau dans nos vies », a-t-elle expliqué aux participants de ce stage de deux jours, proposé par l’école Gestalt Plus, à Rennes. En jalons, elle a déposé deux citations de chorégraphes : « Pina Bausch disait ”Dansez, dansez, sinon nous sommes perdus !”, et Susan Buirge : “Faites attention à ce que vous dansez, car ce que vous dansez vous le devenez…”. » Une manière d’indiquer que la danse est une chose sérieuse. Et un medium précieux dans la connaissance et le déploiement de soi.

L’attention à la dimension corporelle est au cœur de la Gestalt-thérapie, née dans la seconde moitié du XXe siècle. Son nom vient de l’allemand Gestalt, signifiant « forme » ou « figure ». « La Gestalt-thérapie s’occupe de la thérapie de la Gestalt, c’est-à-dire qu’elle donne du soin à la “forme” ; elle vise la mise en mouvement des formes figées pour fluidifier l’échange entre l’organisme et l’environnement », résume Chantal Masquelier-Savatier, psychologue, Gestalt-thérapeute et formatrice (1).

Fille dissidente de la psychanalyse, cette méthode se distingue par l’importance qu’elle accorde au « contact » : contact entre l’individu et les autres, entre l’organisme et son environnement, entre le « moi » et le « non-moi ». Ses fondateurs, Fritz Perls, Laura Perls et Paul Goodman ont défini le contact comme le « toucher touchant quelque chose » et l’ont placé au cœur de leur vision de l’humain et de sa croissance. « Tout organisme est en relation avec un environnement et aucun organisme ne subsiste sans échange », rappelle Chantal Masquelier-Savatier. Le contact peut être ouvert, aisé, créatif, mais il peut aussi se révéler résistant, difficile, source d’angoisses… Le travail thérapeutique vise alors à le rendre plus conscient et plus fluide.

Avec cet arrière-plan théorique, la danse apparaît comme une voie intéressante pour explorer le contact. « La thérapie est aussi un art. Elle relève davantage du domaine des arts que de celui des sciences », a écrit Laura Perls. La danse permet d’être dans « l’ici et maintenant », autre notion chère à la Gestalt. Elle oblige à s’exposer et à être regardé, à ajuster l’amplitude de ses mouvements, fait prendre conscience de sa capacité – et de ses limites – à toucher et à être touché. Elle demande d’être attentif à l’autre et à soi dans son rapport à l’autre.

Au cours du stage, elle fait aussi surgir des émotions, parfois puissantes. De la tristesse ou de la joie, qui dessinent sourires ou larmes sur les visages, lors d’un exercice où chacun est invité à chorégraphier un épisode important de sa vie devant un partenaire. Elle suscite une jubilation et une légèreté presque enfantines dans les temps de « co-création » improvisée. Une douce gravité toujours…

La présence du groupe permet aussi de sonder la confiance envers autrui, comme dans cet exercice dansé où les danseurs se laissent tomber, à tour de rôle, en sollicitant juste auparavant l’aide du collectif par un appel. Tout le groupe se rassemble alors pour empêcher la chute et soulever le danseur à bout de bras… « La Gestalt cherche à équilibrer le pôle intellectuel, le pôle corporel et le pôle affectif, à leur accorder autant de place, alors que nos habitudes privilégient plutôt l’intellect », souligne Célestine Masquelier.

Entre les moments dansés, les mots trouvent leur place. Celui qui le souhaite peut évoquer une difficulté de sa vie personnelle, sollicitant l’attention et l’aide de la thérapeute et du groupe. Ce week-end-là, les situations de vie partagées sont particulièrement douloureuses : viol, inceste, violence d’un père, rivalité avec une mère, sentiment d’être rejeté…

Particularité de la Gestalt, la thérapeute s’investit dans cet accompagnement : elle partage ce qu’elle ressent, dialogue, propose une reformulation, parfois un exercice physique « pour initier par le mouvement une transformation intérieure ». Une fois cet échange refermé, les membres du groupe peuvent proposer des « feed-backs », qui ne sont pas des conseils, mais le partage d’un ressenti, d’une réaction. « On parle de soi et on ne prétend pas savoir à la place de l’autre », rappelle la formatrice.

En Gestalt-thérapie, le travail en groupe est considéré comme un accélérateur. « Le groupe est une caisse de résonance, il permet souvent de travailler plus vite que dans une thérapie individuelle où il est plus facile d’esquiver », estime Célestine Masquelier-Demulier.

Au fil du week-end, la confiance que se témoignent les participants frappe. Elle questionne aussi par son caractère très affectif. « Certains découvrent avec la Gestalt qu’il est permis de se prendre dans les bras, de pleurer, que l’on peut être écouté quand on parle… Pour certains, c’est révolutionnaire », décrypte la formatrice.

La parole sur soi est libre, parfois un peu abondante, comme en excès après avoir été longtemps retenue. « Il peut y avoir une sensibilité légèrement hystérisante qui pousse à être démonstratif quand on commence un travail, mais c’est une étape et pas la fin de l’histoire »,analyse la thérapeute, qui glisse : « Le travail intérieur le plus important n’est pas toujours le plus démonstratif »…

Élodie Maurot
article original : ici

« La gestalt-thérapie aujourd’hui : un survol », Journal des Psychologues, 2018/7 (n° 359)

 » Sous l’impulsion de Frederick S. Perls, Paul Goodman et Ralph Hefferline, c’est en 1951 que les contours de la gestalt-thérapie commencent à se dessiner, présentant un tournant 37316381_1747289308641615_7924258701714653184_ndans la théorie et la pratique de la psychothérapie. Ouvrant à un paradigme novateur – le contact –, elle implique un changement de méthode thérapeutique, basée alors sur la description du perçu et du ressenti de et dans l’expérience,… (…)  »

Dossier – La gestalt

Actualités thérapeutiques

Page 10 à 10

Le renouveau de la gestalt-thérapie

La relation au cœur de la thérapie

Page 12 à 17

La gestalt-thérapie aujourd’hui : un survol

Page 18 à 23

La recherche en gestalt-thérapie

Page 24 à 29

Une thérapie gestaltiste du trauma

De l’usage de la technique de la chaise vide

Page 30 à 35

Psychotraumatisme et gestalt-thérapie : une approche relationnelle

Page 36 à 41

Impasses développementales et gestalt-thérapie

Page 42 à 45

La gestalt-thérapie et les groupes

Page 46 à 51

Travailler avec les dynamiques corporelles en gestalt-thérapie

Page 52 à 57

Perspective de la gestalt-thérapie sur la psychopathologie

Clinique des attaques de panique

Page 58 à 63

Bibliographie

Gestalt Research Conference « Research in Gestalt Therapy: Towards an Effective Practice », Chile June 2019

Gestalt research conference 2019_flyer-page-001For the 4th time therapists, researchers and students will meet and discuss many important questions related to psychotherapy from the Gestalt perspective.

The Gestalt Research Conference will take place  from 29th May to 1st June, 2019 at the Universidad Central de Chile, Santiago, Chile. The most renowned contemporary researchers and practitioners of psychotherapy have already confirmed their participation – among them Prof. Michael Lambert, Prof. Clara Hill, Prof. Mariane Krause confirmed their presence as keynote speakers.

Michael Lambert, PhD – His research spans 30 years and has emphasized psychotherapy outcome, process and the measurement of change. He has edited, authored, or co-authored nine academic research based books, and 40 book chapters, while publishing over 150 scientific articles on treatment outcomes. He also has been in private practice as a psychotherapist throughout his career.

Clara Hill, PhD – Her major research interests are helping skills, psychotherapy process and outcome, training therapists, dream work, qualitative research, and meaning in life. She has published over 220 journal articles, over 65 chapters in books, and 14 books (including Helping Skills, Dream Work in Therapy, Insight in Psychotherapy, Transformation in Psychotherapy, Consensual Qualitative Research, and Meaning in Life).

Mariane Krause, PhD – Her areas of research are change processes in psychotherapy, depression, and the interaction between sociocultural and mental health conditions. She has led several research projects in these areas, with funding from the Millennium Scientific Initiative of the Ministry of Economy, Development, and Tourism, the National Committee of Scientific and Technological Research, and the United Nations Development Program.

This is wonderful opportunity for ALL who are interested in Gestalt therapy and science. Also for those who are looking for networking possibilities and inspiration. And of course for young and experienced researchers who are warmly welcome to present their projects or initiate new ones. The early bird fee is 300 USD.

And last but not least this conference is in line with the three previous ones held in Cape Cod (2013, 2015) and Paris (2017) sponsored by AAGT, GISC and EAGT, and also with the educational seminar “Research in Gestalt Therapy. Introducing research methods to Gestalt practitioners” organized in 2014 by EAGT.

We all can support the organizers by spreading the news about this exciting event. It will be warmly welcomed you inform your NOGTs members.

Key Dates:
• August 31st, 2018: Early bird registration deadline
• September 15th, 2018: Deadline to submit abstracts
• October 15th, 2018: Notice of abstract acceptance
• October 30th, 2018: Deadline to presenters registration

For more information please see the flyer or visit: http://www.congresogestalt.cl

Lets meet in Santiago in 2019!

« La Compétence Affective du Psychothérapeute, face cachée de l’efficacité », Gilles Delisle, 5 & 6 Juil 2018, Paris

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 » La tendance actuelle à mettre en lumière l’aspect scientifique de la psychothérapie accroît sa crédibilité.  Mais elle contribue malheureusement à l’édification d’un mythe.  Ce mythe, c’est celui du psychothérapeute relativement aseptisé dispensant un traitement neutralisé à un patient réceptif. En même temps que la psychothérapie se justifiait sur le plan scientifique, qu’elle s’encadrait sur le plan juridique et qu’elle militait sur le plan politique pour l’accessibilité aux traitements psychothérapeutique, elle s’éloignait peut-être un peu de ce qui reste l’essence de l’acte :  la rencontre inter-subjective, l’intimité, la prise de risques.  

De ce fait, nous risquons de ne plus vraiment prendre acte du fait que les psychothérapeutes sont des êtres non dénués de vulnérabilité, qui luttent quotidiennement avec les souffrances d’autrui, parfois alors même qu’ils sont aux prises avec les leurs. À l’époque où la psychanalyse était encore le paradigme dominant dans le domaine de la santé mentale, au point de nourrir toutes les caricatures de notre métier, les analystes en formation étaient tenus de vivre eux-mêmes l’analyse.

Le CIG forme des psychothérapeutes depuis plus de 30 ans à travers une démarche intégrée qui vise le développement optimal de 3 axes de compétence imbriquées les une aux autres : le réflexif, l’affectif, l’interactif.  Au fil de ces décennies, nous avons eu le privilège d’accompagner des psychothérapeutes de diverses professions, de sensibilités variées, ayant tous à composer avec leurs propres zones de vulnérabilité.  C’est dire que nous avons été les témoins de parcours souvent admirables où des professionnels accomplis nous ont fait l’honneur de leur confiance et nous a permis de comprendre par quels chemins et à quel prix la singularité du thérapeute, sa « magnifique imperfection » peut se transformer en outil de résonance et de guérison.

Cela fait déjà un bon moment que nous rassemblons nos observations et les données de recherche disponibles sur ces questions.  Le temps est maintenant venu de les systématiser. En voici quelques thèmes:

1) Profils de personnalité et trajectoires développementales des psychothérapeutes : implications pour le processus thérapeutique

2) L’activation des enjeux personnels du psychothérapeute : résonance empathique ou impasse thérapeutique

3) La psychothérapie du psychothérapeute : thèmes thérapeutiques, développements et évitements

4) Psychothérapie personnelle et efficacité professionnelle : effets réciproques positifs et négatifs

5) Révélation de soi et transparence : effets sur le thérapeute et sur le client

6) Le cerveau du psychothérapeute et sa neurochimie : diapason de l’accordage « 

Séminaire organisé par le CIG

Perls & Perls aux éditions l’exprimerie

Deux livres qui paraissent simultanément aux éditions l’exprimerie. Frederick Salomon Perls (psychiatre et psychanalyste) et Laura Posner Perls (psychologue), époux dans la vie avant de quitter l’Allemagne nazie et embrassant aux Etats-Unis une destinée professionnelle qui les mènera à la fondation de la Gestalt-thérapie et de son itinéraire disparate, riche, inspirant et varié. produiton99-50311.jpgproduiton100-ea912.jpg

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