Colloque « Sexualités de l’enfant et de l’adolescent : quoi de neuf ? » par les éditions érès

via les éditions érès, original ici.

Enfances & Psy propose d’explorer sous forme de débats ce qui émerge comme formes nouvelles de la sexualité des enfants et des adolescents et les nouvelles façons de penser ces questions.
Le colloque rassemblera des praticiens de terrain et des associations, des philosophes et des chercheurs pour aborder des notions de consentement, d’identité sexuée et de désir sexuel, de risques et d’éducation à la sexualité.

–  Revisiter le concept de sexualité et sa place dans le développement de l’enfant et de l’adolescent

– Définir la place du genre dans le développement de l’identité

– Eclairer la notion de consentement dans les relations sexuelles

– Comprendre les effets du numériques dans la découverte de la sexualité à l’adolescence (place de la pornographie, risque de prostitution, exposition de l’intime)

– Tenter de dégager des principes d’éducation sexuelle

« L’homme ? Un être à consoler sans modération », interview de Michaël Foessel

Un très bel interview du philosophe Michaël Foessel, plein de délicatesse et finesse, sur la question de la consolation et qui ouvre sur celle de l’acceptation de nos manques et pertes. Le travail psychothérapeutique et ma posture professionnelle tels que je les conçois, que je suis heureuse d’avoir découverts et continue à explorer, sont à cet endroit-là. Un extrait de l’interview autour de ce magnifique terme d’ « antirésilience » : « L’injonction au « travail de deuil » est révélatrice : comme s’il fallait conjurer la perte par une activité de tous les instants. Parce qu’elle reconnaît la perte, la consolation, c’est l’antirésilience. Elle s’oppose à l’idée selon laquelle n’importe quel trauma pourrait être dépassé par le retour de l’organisme à ses propriétés initiales. L’impératif de la résilience est une restauration du passé, comme si rien n’avait changé après le deuil ou le chagrin. Comme si le choc de la perte n’était pas un événement qui transforme le sujet… L’inconsolé, lui, est constitué par sa perte ; il reconnaît que quelque chose a disparu et que cette chose lui manque. Il a conscience qu’il ne retrouvera pas l’ordre ancien et qu’il ne doit pas chercher à le retrouver. C’est parce que nous acceptons d’être constitués par nos pertes passées que nous pouvons nous ouvrir à l’avenir. » C’est parce que nous acceptons d’être constitués par nos pertes passées que nous pouvons nous ouvrir à l’avenir.

Interview par Juliette Cerf, publié dans Télérama le 8/10/2015 et mis à jour le 8/12/2020. Original ici.

Pour Michaël Foessel, le chagrin et sa consolation font tenir les hommes ensemble. Car être consolé, c’est sortir de soi et accepter de s’ouvrir à la parole de l’autre.

Qui a déjà tenté de prendre quelqu’un en larmes dans ses bras le sait bien : la consolation est l’un des gestes les plus émouvants qui soient. Fragile et maladroite quand elle éclot, mais puissante et réconfortante quand elle distille son philtre. C’est cette étrange alchimie que décrypte le philosophe Michaël Foessel dans son nouveau livre, Le Temps de la consolation. Du temps et du tact, il en faut au consolateur, qui ne doit s’immiscer ni trop tôt, ni trop tard dans le chagrin du malheureux, pour créer un après, ouvrir une nouvelle séquence, plus douce. Le temps de la consolation désigne aussi notre époque contemporaine traversée par mille blessures et afflictions, autant de pertes dont nous avons du mal à nous remettre. Faut-il d’ailleurs s’en consoler ?

Selon vous, la philosophie moderne a abandonné le projet de consoler. Pourquoi ?
Dès son origine, la philosophie est liée à la consolation ; elle est née de la mort de Socrate et du fait que Platon a eu le souci de nous en consoler. Cette tradition marque fortement les premiers siècles de la philosophie, notam­ment chez les stoïciens, et culmine au VIe siècle avec Boèce et sa Consolation de la philosophie — dans laquelle la déesse Philosophie en personne vient consoler les angoisses d’un homme ­injustement condamné à mort. Mais progressivement la philosophie a abandonné la consolation à la religion et à la psychologie. Ce qui s’est modifié, je crois, c’est le rapport à la vérité : la modernité a perdu la croyance selon laquelle la vérité rendrait heureux ou, au moins, apporterait un réconfort au malheur. A partir de Descartes, la philosophie s’est beaucoup inspirée des sciences et a sacrifié le projet de con­solation à l’exigence de démonstration. Nous sommes passés, comme le disait Foucault, des « savoirs de spiritualité » aux « savoirs de ­connaissance » : les premiers apprenaient aux hommes à vivre, les seconds ne fournissent plus que des vérités objectives.

“La philosophie est un effort de lucidité, qui vise moins à guérir qu’à éclairer ce que nous avons perdu.”

Pourtant, les livres de philosophie promettant le bonheur n’ont jamais été aussi nombreux…
Il s’agit d’un phénomène commercial. Ce qui manque à tous ces livres qui prétendent nous consoler et nous rendre heureux, c’est une réflexion sur la nature de la perte qui occasionne la souffrance. La consolation répond en effet toujours à un besoin qui s’exprime à l’égard d’une perte : perte d’un amour, d’un proche, d’un idéal politique, d’une réputation sociale, etc. Je soutiens que la consolation est un concept philosophique à part entière, mais ne prétends pas pour autant que la philosophie console de quoi que ce soit. La philosophie est un effort de lucidité, une réflexion sur nos chagrins, nos tristesses qui vise moins à guérir qu’à éclairer ce que nous avons perdu. Cet exercice de pensée passe par un approfondissement, une exploration de la douleur plutôt que par sa résorption ou son évacuation.

Quel rôle le consolateur peut-il jouer vis-à-vis du malheureux ?
Le consolateur, à la différence du magicien ou du médecin, ne guérit pas l’affligé ; il ne ramène pas l’objet de la perte. Cette perte, il ne la partage d’ailleurs pas, il n’est pas directement affecté par elle. Mais, s’il ne vit pas la douleur de l’autre, il n’y reste pas non plus insensible… Le mauvais consolateur est celui qui nie que quelque chose se soit passé, qui dit : « ce n’est rien, tu n’as rien perdu » ou « un(e) de perdu(e), dix de retrouvé(e)s ». Le bon conso­lateur, lui, est capable de réorienter le ­regard de l’affligé. Il réplique, offre une parole, un geste, un acte, un supplément. Il propose quelque chose à la place de l’objet perdu, ce que dit bien l’expression de « lot de consolation ». Il en existe une autre, révélatrice : « con­soler son café », c’est-à-dire y ajouter de l’alcool ! On passe ainsi de l’amertume du café à l’espoir d’une ivresse… Pensons à une personne en larmes que le consolateur parvient finalement à faire rire. Cela ne veut pas dire que la cause des pleurs a disparu ni que les larmes ne reviendront pas, mais qu’un passage, une transition vers l’après sont praticables. J’ai essayé de penser la consolation positivement, en ce qu’elle nous permet d’éviter la mélancolie, le discours du nihiliste : « Je ne veux rien d’autre que ce que j’ai perdu »…

Mais l’homme moderne, pour vous, reste un inconsolé. Cela n’est pas très positif !
Il ne faut pas confondre l’inconsolé et l’inconsolable. Alors que l’inconsolé accepte la consolation et l’idée de ne pas rester complètement figé dans son deuil, l’inconsolable oppose un non catégorique à toutes les formes de « substituts » qu’on lui offre. Les intermèdes de mon livre sont consacrés à quelques figures inconsolables de la littérature, telles Antigone, Electre ou Niobé. Pour ces femmes sublimes et orgueilleuses, la consolation serait une trahison (du frère, du père ou des enfants disparus). Mais, au-delà de la littérature, que peut-on fonder sur cet orgueil ? C’est une position improductive qui se ferme à l’expérience, au temps et à l’avenir. L’inconsolé, en revanche, n’est pas réconcilié dans le sens où il sait bien qu’il ne retrouvera pas l’objet de sa perte, mais il est tout de même en quête, à la recherche d’une altérité. Plutôt que de suivre, comme Antigone, le mort dans sa tombe, l’inconsolé choisit la vie sans nier la perte.

“C’est parce que nous acceptons d’être constitués par nos pertes passées que nous pouvons nous ouvrir à l’avenir”

Le chagrin de l’inconsolé serait même subversif selon vous. En quel sens ?
Je critique la manière dont les sociétés contemporaines envisagent la tristesse à la manière d’un objet de management. On n’a jamais autant parlé de fragilité, de vulnérabilité, mais on ne nous a par ailleurs jamais autant enjoints d’être actifs, réconciliés avec la vie, productifs. L’injonction au « travail de deuil » est révélatrice : comme s’il fallait conjurer la perte par une activité de tous les instants. Parce qu’elle reconnaît la perte, la consolation, c’est l’antirésilience. Elle s’oppose à l’idée selon laquelle n’importe quel trauma pourrait être dépassé par le retour de l’organisme à ses propriétés initiales. L’impératif de la résilience est une restauration du passé, comme si rien n’avait changé après le deuil ou le chagrin. Comme si le choc de la perte n’était pas un événement qui transforme le sujet… L’inconsolé, lui, est constitué par sa perte ; il reconnaît que quelque chose a disparu et que cette chose lui manque. Il a conscience qu’il ne retrouvera pas l’ordre ancien et qu’il ne doit pas chercher à le retrouver. C’est parce que nous acceptons d’être constitués par nos pertes passées que nous pouvons nous ouvrir à l’avenir.

Que pourrait être alors une politique de la consolation ?
Les progressistes ont beaucoup perdu ces dernières décennies : l’idéal révolutionnaire, les Trente Glorieuses, l’Etat providence… Cela est sans doute vrai du point de vue des faits, mais ­cela ne veut pas dire qu’il faille ­balayer ce que ces idéaux de justice, même ­dévoyés, continuent à symboliser. Reconnaître la perte, je le répète, c’est pouvoir inventer autre chose. Si la con­solation ne fait pas programme, elle est donc un préalable à toute ­réflexion politique. Elle commence par affirmer que le présent n’est pas un verdict, c’est-à-dire que le principe de réalité, au nom duquel on justifie tous les renoncements sociaux, ne constitue pas un argument. L’écoute du chagrin est une manière de résister à ce que ce « réalisme » comporte de violent. Une façon d’échapper au double écueil du management néolibéral et de la mélancolie réactionnaire. De lutter contre tous les « satisfaits » qui célèbrent le présent parce qu’il leur est favorable et contre tous les nostalgiques qui regrettent la grandeur d’un passé fantasmé.

Peut-on se consoler soi-même ?
Une consolation, quelle qu’elle soit, implique de sortir de la contemplation de soi pour s’ouvrir à la parole d’un autre. Consoler, c’est toujours être avec. C’est une voie d’entrée dans la question de la communauté, de la solidarité. Ce livre montre que les chagrins sont aussi ce qui fait tenir les hommes ensemble. Bien sûr, on peut « se » consoler en regardant une oeuvre d’art, en récitant des poèmes, en provoquant un dialogue avec soi… Il y a mille manières de se consoler, mille objets consolants, « transitionnels » comme le disent les psychanalystes. Mais, à chaque fois, il faut accepter de briser le rapport solitaire à soi.

“L’art est un vecteur de consolation parce qu’il amène du sens, une sensualité même au lieu de la perte”

La culture est-elle l’un de ces objets transitionnels ?
Sans aucun doute. L’art est un vecteur de consolation parce qu’il amène du sens, une sensualité même au lieu de la perte. Ce n’est d’ailleurs pas seulement le spectateur qui se tourne vers l’art pour se consoler d’un monde désenchanté : le créateur ne créerait pas s’il n’avait pas le sentiment que quelque chose lui manque. L’artiste, ainsi, ne désire pas la fin de la douleur, plutôt son déplacement dans une oeuvre. Il ajoute un sens au monde, donc voit que quelque chose y manque. C’est exactement le geste de consolation.

Le consolateur serait un poète plutôt qu’un homme politique ?
La parole du consolateur est ­poétique au sens où il est obligé d’inventer des mots, des gestes qui déplacent le ­regard de l’autre. « A se regarder on se désole, à se comparer on se console », dit l’adage. Dans les traités classiques de consolation, la métaphore est la ­figure de style la plus utilisée. Elle permet de voir les choses autrement : « la vieil­lesse » comme si elle était « le soir de la vie », par exemple. Or que font une mère ou un père quand ils consolent leur enfant qui vient de tomber dans la rue ? Ils lui montrent autre chose, ­racontent une histoire, lui font percevoir un bout de paysage à droite ou à gauche. En résumé, ils réorientent le regard de leur enfant. C’est cela, l’ac­tivité métaphorique : voir autrement. La consolation demande beaucoup de tact, d’art, de précautions : il faut utiliser les bonnes images, initier les gestes adéquats sans blesser. C’est devenu plus difficile pour l’homme contem­porain, qui ne dispose plus de cer­titudes sur Dieu ou l’immortalité de l’âme. Dans cette incertitude se loge l’aventure moderne en ce qu’elle a de politiquement, d’éthiquement ou même d’affectivement passionnant.

MICHAEL FOESSEL EN QUELQUES DATES
1974 Naissance à Thionville.
2002 Soutient sa thèse sur Kant.
2008 La Privation de l’intime.
2012 Après la fin du monde.
2013 Enseigne à l’Ecole polytechnique.

A lire : Le Temps de la consolation, de Michaël Foessel, éd. du Seuil, 288 p., 21 €.

14è conférence de l’EAGT @ Madrid, 21-24 sept 2023

L’association européenne de gestalt-thérapie EAGT European Association or Gestalt Therapy

organise sa 14è conférence, triennale,

les 21 – 24 septembre 2023 à Madrid.

Programme, inscriptions et propositions d’interventions => suivre le lien ici !

Lundi d’érès : soirée spéciale le 9 janvier 2023 !

Je profite depuis deux ans avec saveur des propositions de formation qualitatives des éditions érès, qui se sont développées en distanciel et permettent d’accéder à des intervenants et leurs pensée que sinon je n’aurais pas pu me permettre. Pour ces temps plus courts : « Les lundis d’érès », je signale avec une mention spéciale l’intervention de Jean-Pierre Lebrun, dont j’apprécie l’articulation sans relâche et avec une grande perspicacité et originalité entre sujet et société / collectifs. A ne pas manquer !

Les éditions érès continuent « Les lundis d’érès », le  rendez-vous d’échanges et de débats avec nos auteurs·trices et l’actualité 
en visio sur Zoom, GRATUIT et accessible à tou·te·s

Nous avons le plaisir de vous inviter à la première soirée de 2023 qui se déroulera 

Le lundi 9 janvier 2023 
en visio sur ZOOM 
de 18h à 20h30, en deux temps
 

Au programme : 

de 18h à 19h : premier rendez-vous « Les jeunes en questions » 

avec Julien Cueille, professeur agrégé en philosophie, psychanalyste, auteur de l’ouvrage
Mangas, sagas, séries, les nouveaux mythes adolescents 
Devenir sois-même par la fiction
(en savoir plus)

& David Le Breton, sociologue, auteur de 
Les jeunes au volant
(en savoir plus)
 

De 19h30 à 20h30 : deuxième rendez-vous avec Jean-Pierre Lebrun, psychiatre et psychanalyste, à l’occasion de la parution de 

Je préférerais pas
Grandir est-il encore à l’ordre du jour ?
(en savoir plus)

Le « Je préférerais pas » du Bartleby de Melville n’est-il pas en train de se généraliser dans notre société ? Ne nous sommes-nous pas progressivement autorisés à refuser la limite, à rejeter la contrainte, toutes deux étant aujourd’hui « ressenties » comme des atteintes au développement de notre individualité ?

Inscription gratuite mais obligatoire pour la séance de 18h, ou de 19h30 
ou les 2 via ce lien

Une fois inscrit·e, vous recevrez le lien de connexion par mail le 9 janvier 2023 dans la journée (merci de vérifier vos courriers indésirables).

Renseignements : eres@editions-eres.com – 05 61 75 15 76

Meilleurs Voeux pour 2023

Nous avons plutôt l’habitude de formuler nos voeux pour la nouvelle année de manière précise : santé, bonheur, travail, amour, et que sais-je encore…, à nous -mêmes et aux autres. Toutefois, et j’imagine que nous en avons tous déjà fait l’expérience, les années passées et leurs voeux n’ont pas toujours trouvé exaucement, et peut-être, quelle que soit la sincérité que nous y mettons, dans un coin de notre tête nous disons-nous que leur réalisation est plus qu’incertaine, suspendue au cours des évènements à venir, tout en espérant peut-être secrètement quand même qu’ils se réalisent.

Et si nous considérions ce temps des voeux plutôt comme un moment où nous dirigeons notre attention sur une décision à tenir, un engagement : cultiver notre ouverture aux possibles à venir ? Et nourrir ainsi notre mouvement de curiosité et d’ouverture vers nous-même, les autres, le monde, encore et toujours, sans relâche.

Bonne année !

Trestraou, Perros-Guirec (22), décembre 2022.

Replay – Tobie Nathan aux Jeudis de l’EPG

J’ai eu grand plaisir à recevoir Tobie Nathan jeudi 15 décembre 2022 dans le cadre des #jeudisdelepg organisés une fois par mois par EPG Ecole Parisienne de Gestalt.


Nous avons parlé secrets de therapeute, ethnopsychiatrie, filiations et affiliations, langues et langage, maîtres et dieux…, à partir du livre « Secrets de thérapeute » paru aux éditions L’Iconoclaste en 2021.

Le replay de ce webinar qui a eu lieu le 15 décembre 2022 et qui dure 1h30 est disponible ici :

https://www.epg-gestalt.fr/stages-cursus/jeudis-epg_22JEU10

Bon visionage !


Tobie Nathan aux Jeudis de l’EPG

Jeudi 15 décembre à partir de 19h30 en visio
j’aurai plaisir à recevoir Tobie Nathan
dans le cadre des #jeudisdelepg
organisés une fois par mois par l’EPG.

Nous parlerons secrets de thérapeute, ethnopsychiatrie, filiations et affiliations… – la focale sera mise sur le thérapeute, et c’est tant mieux !

Dans toute vie, un jour vient le besoin de confier ses secrets.

Depuis cinquante ans, Tobie Nathan pratique l’ethnopsychiatrie :

une discipline qui va chercher dans les mondes éloignés les théories, les pensées, les pratiques, des psychiatries autres, des psychiatries des autres.

C’est en se référant à ces pensées, ces pratiques, ces théories, qu’il accueille et prend soin des patients migrants en tentant de les penser dans leurs langues, dans leurs propres théories.

Il reviendra ici sur les jalons obligés de tout thérapeute, son enfance et les traces à partir desquelles il alimente son désir de guérir, ses formations et sa relation, toujours ambigüe aux maîtres, son initiation, souvent différente et parfois opposée à son apprentissage théorique, ses manques, ses échecs, ses étonnements…

Il revient surtout sur ses moments de grâce où tout a un jour basculé…

Voici en quelques mots sa philosophie :

« La multitude des langues et des cultures est la véritable richesse du monde. »

« Secrets de thérapeute » par Tobie Nathan

jeudi 15 décembre 2022, à 19h30 en visio.

Facilitation des échanges Astrid Dusendschön

Infos et inscription : https://lnkd.in/eCCy_B2U

« Les incestes, clinique d’un crime contre l’humanisation » par Jean-Luc Viaux

Dans cet ouvrage de 2022 JL Viaux, docteur en psychologie, professeur des Universités, expert honoraire et enseignant en psychologie légale propose un regard sur la clinique des incestes et ses conséquences dévastateurs sur la communauté des humains. Il expose notamment en quoi l’interdit de l’inceste, avec l’interdit du meurtre, est fondateur de ce qui fait société et humanisation. Il explicite également comment les « liens innommables », selon ses termes, se fabriquent, et comment les incestes peuvent être pensés en lien avec l’originaire du crime et l’ordre social. Sa contribution est plus que pertinente dans la mesure où la déconstruction et l’atteinte de la logique de la filiation dans les incestes est peu pensée. S’il y a trauma sexuel, il n’y pas que cela : il y a aussi désordre et chaos générationnels et dans les filiations qui déshumanisent. L’auteur pose également qu’il serait erroné de penser l’inceste père/fille comme paradigmatique – cf. l’article ci-dessous. Si le sujet vous intéresse, lecture recommandée.

ARGUMENT de l’éditeur.

 » Cet ouvrage entend renouveler le regard sur l’inceste : L’inceste est un crime contre la famille et l’humanisation autant qu’un crime sexuel. À partir de nombreux exemples cliniques recueillis en quarante ans de pratique, l’auteur décrit les différentes configurations familiales menant à l’inceste et son effet de déshumanisation.

À partir de nombreux exemples cliniques recueillis en quarante ans de pratique, Jean Luc Viaux entend renouveler le regard sur l’inceste ou plus exactement les incestes, car il n’est pas une seule façon de fabriquer une famille incestueuse. L’inceste n’est pas qu’un crime sexuel. C’est un crime généalogique qui attaque la filiation en créant des liens innommables. 

Revenant sur l’inceste père-fille dit « paradigmatique », l’auteur apporte une analyse des multiples configurations familiales construisant les incestes des pères, des mères, des fratries, etc.,  et leurs effets de déshumanisation. Le traumatisme de l’inceste ne se réduit pas aux seuls symptômes cliniques, c’est aussi un meurtre psychique par destruction des repères.

Les mouvements sociétaux récents, qui permettent que l’on entende la parole des victimes, ont engendré une frénésie législative pénale (quatre lois en cinq ans !). Or on ne peut combattre par la seule force répressive une problématique plurimillénaire et surtout solidement ancrée dans nos inconscients individuels et collectifs. Avant d’énoncer des réponses pour entendre/traiter/punir, il est important de s’interroger sur ce qu’il y a de plus troublant : pourquoi ce crime universellement réprimé continue de se perpétrer sur des millions d’êtres humains ? « 

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L’article suivant dont je copie quelques paragraphes apporte sa part d’éclairage dans la suite de l’ouvrage de JL Viaux.

Article publié en octobre 2022 par « Face à l’inceste« . Original et article en entier ici.

ENQUETE : Les femmes incestueuses, le grand tabou

Si dans l’écrasante majorité des cas, ce sont les hommes qui commettent un inceste, quelques femmes le font aussi.

Ces violences sexuelles perpétrées par des mères, des sœurs ou autres femmes de la famille restent un tabou, dans l’ordre de l’impensable. Ce non-dit se reflète sur les survivants et jusque dans les instances juridiques ou policières, lorsque les survivants prennent la parole. Face à l’inceste a mené une enquête auprès de ses adhérents et des professionnels des violences intrafamiliales relatant ces cas. Nous avons retenu les témoignages de neuf victimes, sur la quarantaine qui nous ont sollicités pour répondre.

Concevoir la violence sexuelle chez les femmes

Dans plus de neuf cas sur dix en France, les violences sexuelles sont masculines. En effet, les hommes représenteraient 92,6 % des agresseurs dans l’espace de la famille et des proches, selon l’enquête Virage conduite en 2015 par l’Institut national d’études démographiques (Ined), dont les derniers résultats ont été rendus le 23 novembre 2019. La violence sexuelle perpétrée par des femmes relève de l’exceptionnel. Dans le débat public et dans les sciences humaines et sociales, la question reste ainsi peu explorée. Ces femmes sont rares et leurs actes sont tellement noyés dans le flot de violences masculines qu’elles ne sont pas assez représentatives des violences incestueuses. Une première étude d’envergure sur ce sujet provient de la criminologue Franca Cortoni de l’université de Montréal (Female sexual offenders : theory, assessment and treatment, Franca Cortoni et Theresa Gannon, éd. Wiley-Blackwell), où elle a cherché à comprendre et déterminer l’ampleur du phénomène.

Les agressions sexuelles et incestueuses provenant des femmes sont difficiles à concevoir. Ces violences étant essentiellement masculines, elles sont d’abord associées à la virilité. Les femmes, -et surtout les mères- sont généralement écartées de l’idée même de la violence, étant idéalisées, elles sont perçues comme « naturellement » innocentes. Aujourd’hui encore dans la croyance collective, rien ne pourrait entraver l’« instinct maternel », cette idée reçue d’une alchimie bienveillante, naturelle et incontestable entre la mère et son enfant. Dans son témoignage, Karine*, survivante d’inceste à la fois par son père et par sa mère, nous explique qu’il lui a été plus compliqué de distinguer une agression sexuelle à un rapport « normal » avec sa mère qu’avec son père. Pour Véronique Wyck, psychothérapeute et professionnelle de la maltraitance intrafamiliale, il est aussi difficile de s’accepter en tant que victime d’inceste maternel : on a « du mal à se considérer comme victime car l’inceste maternel est impensable. C’est comme accepter un matricide. On tue la mère. Comme dans tout inceste, on s’expose à éclater le système familial. Mais encore plus avec la mère, car il y a eu l’attachement précoce. L’attachement maternel est le tout premier attachement » explique-t-elle. Pourtant, cette violence sexuelle des femmes et des mères existe, au même titre que celle des hommes et des pères.

Les violences sexuelles féminines et masculines

Les violences sexuelles intra-familiales et féminines sont-elles différentes des masculines ? Les femmes incestueuses feraient la même chose que les hommes incestueux. A l’instar des hommes, elles peuvent exercer un viol sur autrui, et cela au sens de la définition pénale. Depuis 1980 dans la loi, la relation sexuelle imposée par une femme sur un homme par pénétration digitale ou avec un objet est considérée comme un viol. Les femmes commettant l’inceste peuvent également exercer d’autres violences sexuelles, telles que l’exhibitionnisme ou les les confessions sur leur sexualité, par exemple. La plupart des patients de Mme Wyck ayant été violés par une femme membre de leur famille ont d’abord dû écouter des confessions de l’agresseuse sur sa sexualité.

(…)

Recevoir les plaintes des survivants d’inceste de femmes

De nos jours, parler en tant que survivant d’inceste féminin à son entourage reste une tâche difficile. Notamment à cause des stéréotypes de genre, représentant les femmes comme des coupables impossibles. Notre témoin Emmanuel déplore aussi l’approche viriliste de l’éducation des hommes, qui consiste grossièrement à garder pour soi ce que l’on subit. Il témoigne aujourd’hui auprès des associations pour faciliter la libération de la parole des hommes survivants de violences sexuelles.

(…).

Psychothérapie et activité physique

L’article ci-dessous présente l’intérêt de la pratique du yoga. Cette modalité m’est chère, la pratiquant pour moi-même régulièrement depuis près de 20 ans. La vidéo qui suit, datant de février 2022, est un petit clin d’oeil. Au-delà de ses « bienfaits » que l’article ci-dessous énumère, le yoga favorise par son attention permanente à notre respiration une reconnexion fine à notre conscience corporelle. En tant que professionnelle psychologue psychothérapeute, cette particularité m’intéresse en complément au travail que je fais avec mes patients. J’explore souvent leur pratique d’une activité qui soutient une mise en mouvement de leur corps. Non pas dans une optique « hygiéniste / c’est bon pour votre santé », qui ne relève pas de mon champ de compétences. Dans ma pratique professionnelle, mon attention à la dimension corporelle et le développement de l’attention de mes patients à la leur est un élément important. Notre corps est ce avec quoi nous avons été d’abord et durant plusieurs années en contact et échange avec notre environnement ; medium alors premier et essentiel : toucher / être touché, sentir, goûter, entendre, voir, et le déploiement de notre capacité motrice et tonique pour nous mouvoir dans l’espace. S’y intéresser, observer, ressentir, décrire les expériences perçues, … : pour beaucoup de mes patients, c’est accéder de nouveau à une étendue qui a fondée leurs premières années de vie en contact avec l’autre et dont ils n’ont souvent pas conscience ; s’y (re)connecter dans une attention fine, avec curiosité et accueil en et avec ma présence attentive et soutenante favorise les mises en lien, l’advenue de mots et la mise en sens – et soutient ainsi le travail psychothérapeutique.

Article par Marc TOUTAIN et Anne-Lise MARAIS, Université de Caen Normandie. Publié le 23 novembre 2022. Original : ici.

Le yoga modifie le cerveau et améliore la santé mentale

Au cours de la dernière décennie, le yoga est devenu tendance, comme en témoigne la multiplication de ses déclinaisons, plus ou moins fantaisistes, ou encore la création, en 2015, d’une « Journée internationale du yoga ».

On prête à cette discipline de nombreux bienfaits, et des travaux scientifiques ont cherché à évaluer ses effets sur la santé, ainsi que sa capacité à améliorer la situation de patients souffrant de diverses pathologies, tels que lombalgie, cancer ou problèmes cardiaques par exemple. Les conséquences de la pratique du yoga ont été étudiées non seulement dans la population générale, mais aussi auprès de populations spécifiques : adolescents, personnes souffrant de troubles mentaux, etc.

Les résultats semblent indiquer que faire du yoga se traduit effectivement par différents effets positifs sur la santé physique. Cette pratique permet notamment d’améliorer l’équilibre, la souplesse, ainsi que de renforcer les muscles et le cœur. Le yoga pourrait également avoir un effet bénéfique sur le système immunitaire, et présenter un intérêt dans la gestion de la douleur.

Qu’en est-il de la santé mentale ? On sait aujourd’hui que pour cette dernière, pratiquer une activité physique est bénéfique. Le yoga ne fait pas exception. Il a même un effet direct sur le cerveau. Explications.

Le yoga améliore l’activité du cerveau

Le yoga présente la particularité, par rapport à d’autres types d’activité physique, de conjuguer des séquences de mouvements avec des exercices de contrôle de la respiration et de régulation de l’attention. Dans une méta-analyse récente, autrement dit une analyse statistique de données publiées dans la littérature scientifique (une « analyse d’analyses »), des chercheurs chinois ont décortiqué les résultats de 15 publications scientifiques ayant étudié les effets du yoga ainsi que de pratiques appartenant au même type d’activité physique « corps-esprit » (tai-chi-chuan ou taiji, qi gong, baduanjin, wuqinxi…). Dans ces divers travaux, les chercheurs avaient notamment utilisé l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour observer les effets du yoga sur le cerveau.

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L’analyse de l’ensemble des résultats de ces différentes études montre plusieurs améliorations chez les pratiquants de ces activités corps-esprit, parmi lesquelles une augmentation de la taille de certaines régions du cerveau ainsi que de leur activité. Ces changements s’opèrent principalement au niveau du cortex préfrontal, de l’hippocampe, du lobe temporal, de l’insula et du cortex cingulaire, des structures essentiellement impliquées dans la régulation émotionnelle, la mémoire et le contrôle de soi. Les chercheurs ont également observé une meilleure connectivité fonctionnelle dans les réseaux cérébraux de haut niveau, comme celui du contrôle cognitif (régulant l’attention, l’inhibition, la mémoire de travail, etc.) et celui du mode par défaut (réseau des pensées et des émotions de soi et d’autrui).

Une autre méta-analyse a mis en évidence que les modifications cérébrales observées en IRM pouvaient être liées à des modifications comportementales (observées lors d’évaluations psychologiques de pratiquants du yoga par des questionnaires, des observations, ou des entretiens). Comment ces modifications cérébrales se répercutent-elles sur leur quotidien ?

Le yoga diminue le stress

Une méta-analyse portant sur 42 études s’est intéressée à l’effet de la pratique du yoga sur le stress. Le stress est une réponse biopsychologique se traduisant notamment par des symptômes physiologiques, des pensées négatives et un ralentissement cognitif.

Le yoga semble contribuer à la réduction de stress en diminuant la quantité de cortisol, principale hormone du stress. Ces résultats restent à nuancer et nécessitent des études plus approfondies avec notamment plus de participants et des interventions de plus longues durées pour juger d’un effet à long terme du yoga sur le stress.

En plus de cette modification hormonale, d’autres travaux indiquent que le yoga aurait un effet sur l’activité du cortex frontal et du cortex pariétal du cerveau. Le cortex frontal est associé au contrôle de soi et des émotions, tandis que le cortex pariétal est à l’origine du traitement et de l’intégration des informations sensorielles.

Cela s’expliquerait par le fait qu’une séance de yoga est ponctuée d’instants méditatifs où les pratiquants doivent fréquemment se concentrer sur leur respiration, sur une partie spécifique de leur corps ou encore sur ce qu’ils ressentent à l’instant présent. Ces moments de méditation aideraient à mieux réguler l’activité de ces régions cérébrales, tandis que l’activité associée à la charge mentale ou au stress serait diminuée.

Le yoga améliore les symptômes anxiodépressifs

L’anxiété est un débordement des capacités de régulation émotionnelle se manifestant par les symptômes retrouvés dans le stress. Elle ressemble à une inquiétude diffuse, associée notamment à des difficultés de concentration et d’endormissement. La dépression est quant à elle un trouble psychiatrique caractérisé par un dérèglement des émotions associé à un sentiment de tristesse ou de désespoir persistant, ainsi qu’à une perte d’intérêt et un repli sur soi. Anxiété et dépression sont associées à une modification de l’activité de l’amygdale, structure du cerveau notamment impliquée dans les émotions négatives.

Une méta-analyse portant sur 27 études menées sur des enfants et adolescents a étudié les effets du yoga sur les symptômes anxiodépressifs. Les participants sont soit des personnes typiques, soit des personnes avec des pathologies variées (pathologie ovarienne, pathologie cardiaque, troubles digestifs, etc.). Cette analyse a révélé que 70 % de ces travaux montraient une amélioration de la santé mentale des jeunes suite à la pratique du yoga, et plus particulièrement de l’anxiété et ces résultats sont à mettre en lien direct avec la diminution de l’activité de l’amygdale retrouvée chez les adultes pratiquants. Ces effets bénéfiques sur les symptômes anxiodépressifs ont également été mis en évidence chez les adultes, ainsi que chez des personnes souffrant d’un trouble anxiodépressif.

Les études dans ce champ de recherche étant encore récentes, elles sont encore peu nombreuses et hétérogènes dans leurs protocoles. Il est donc nécessaire de rester prudent sur l’interprétation des résultats. De plus, en cas de trouble anxiodépressif, la pratique du yoga ne se substitue pas à une prise en charge médicale et psychologique. Ces résultats suggèrent néanmoins que le yoga pourrait non seulement être utilisé en tant qu’activité physique, mais aussi pour améliorer la santé mentale.

Le yoga améliore aussi les performances cognitives

La pratique du yoga semble aussi avoir un impact sur les performances cognitives. Une méta-analyse publiée en 2020 et portant sur 13 articles montre qu’à la suite de séances de yoga, des adultes avec ou sans trouble cognitif présentaient des améliorations de leurs performances attentionnelles, mnésiques et d’inhibition.

Ces améliorations pourraient être en lien avec les modifications cérébrales observées par imagerie cérébrale, notamment l’augmentation de la quantité de matière grise dans l’hippocampe, le lobe temporal médial, le cortex préfrontal, l’insula et le cortex cingulaire, régions intimement liées aux performances cognitives. En outre, l’augmentation de l’activité des régions frontales du cerveau est durable. Les auteurs de ces travaux recommandent cependant de mener des études plus approfondies, sur des échantillons de plus grande taille et selon des protocoles standardisés (essais randomisés contrôlés), afin d’améliorer la quantité et la qualité des données disponibles.

Il est important de noter que les améliorations observées semblent particulièrement dues aux exercices de pleine conscience et de méditation qui ponctuent les séances de yoga. Durant les séances, l’utilisation de ces exercices pourrait avoir un effet synergétique essentiel. Cela pourrait signifier que, pour observer les effets du yoga sur les symptômes anxiodépressifs et la cognition, il est nécessaire d’apprendre à diriger son attention sur l’instant présent et ses émotions. Par ailleurs, d’autres facteurs tels que le fait d’être en groupe durant les séances et d’avoir des interactions positives pourraient aussi contribuer à la diminution des symptômes anxiodépressifs.

Si vous souhaitez pratiquer le yoga et constater par vous-même ses effets, il vous reste à répondre à une question : lequel choisir ? Parmi les nombreux types de yoga existant, trois reviennent régulièrement dans les études que nous avons compulsées : le Hatha yoga, le Kundalini yoga ou le Kripalu yoga. Si vous deviez en choisir un pour commencer, c’est probablement l’un d’eux… Plus qu’à trouver un cours près de chez vous !

Marc Toutain

Doctorant en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives – Laboratoire COMETE U1075 INSERM/Unicaen, Université de Caen Normandie

Anne-Lise Marais

Université de Caen Normandie

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 » À presque 100 ans, Charlotte Chopin est toujours professeure de YOGA dans le Cher. Une souplesse que même les plus jeunes lui envient. Décidément, nos aînés dans la région ont de l’énergie à revendre. Reportage CELINE DURCHON et CORALIE PIERRE « 

SFAP : cycle « Partage d’expériences palliatives »

Via la SFAP Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs.

Le cycle « Partage d’expériences palliatives » animé par le Dr Jean-Marie Gomas vous propose une session autour de
« La mort programmée : euthanasie, suicide assisté »
le 21 novembre à 17h30 en webinaire.


Objectifs pédagogiques :
– Repréciser clairement les définitions et les balises pour réfléchir sur ce sujet
– Corriger des faits erronés, souvent répandus
– Nous préparer au débat de la convention citoyenne

Publics concernés :
Médical, soignant et autres acteurs impliqués dans la démarche palliative

Inscription en ligne : www.sfap.org

INTERVENANT : Jean-Marie Gomas, médecin douleur et soins palliatifs.
Ancien médecin généraliste, praticien hospitalier, formateur, enseignant universitaire.
Compétences médicales validées en médecine générale, gériatrie, algologie, soins palliatifs.
A été secrétaire général fondateur du mouvement des soins palliatifs en France (SFAP) en 1989, puis expert relecteur et/ou co-auteur de quasiment tous les textes officiels et recommandations sur ce sujet pendant 15 ans de 1990 à 2005, et de nouveau en 2018-
2020 . A ces titres, a été consulté par le comité consultatif national d’éthique, le Sénat, le Ministère, la Sécurité Sociale, l’HAS et le Conseil de l’Ordre pour la préparation de différents rapports et recommandations, et auditionné par l’Assemblée Nationale pour préparer la Loi de Juin 1999 puis par la commission parlementaire pour préparer la Loi Léonetti de 2005.