Re-édité : « La discrétion » de Pierre Zaoui

« La Discrétion, une mise en retrait de soi qui permet de s’ouvrir à l’autre par l’écoute et de résister à une société qui valorise le paraître et la mise en scène de l’existence. »

Pierre Zaoui

9782746747616.jpgLa discrétion

L’art de disparaître

Nouvelle édition

Dans une société qui valorise le paraître et les confessions à grand spectacle, la discrétion est une forme heureuse et nécessaire de résistance. Plaisir baudelairien de flâner anonymement parmi la foule, joie silencieuse de regarder son amour dormir ou ses enfants jouer sans qu’ils remarquent notre présence, soulagement de voir s’éloigner enfin le désir de triompher : loin de la dissimulation, du calcul prudent ou de la peur d’être vu, l’âme discrète offre une juste présence au monde.

Pierre Zaoui convoque les grands penseurs de la discrétion, de Kafka à Blanchot et Deleuze, en passant par Virginia Woolf et Walter Benjamin, pour cerner cette expérience «rare, ambiguë et infiniment précieuse».

 

 

Et à re-écouter en podcast :

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LA GRANDE TABLE (2ÈME PARTIE) par Caroline Broué  _

La discrétion comme acte de résistance

Plaisir baudelairien de flâner anonymement parmi la foule, joie silencieuse de regarder son amour dormir ou ses enfants jouer sans qu’ils remarquent notre présence, soulagement de voir s’éloigner enfin le désir de triompher : loin de la dissimulation, du calcul prudent ou de la peur d’être vu, l’âme discrète offre une juste présence au monde. Pierre Zaoui convoque les grands penseurs de la discrétion, de Kafka à Blanchot et Deleuze, en passant par Virginia Woolf et Walter Benjamin, pour cerner cette expérience «rare, ambiguë et infiniment précieuse».

Se faire discret, c’est créer, c’est donner, c’est aimer.

Avec La Discrétion ou l’Art de disparaître , Pierre Zaoui fait l’éloge de la mise en retrait, d’un effacement qui permet de s’ouvrir à l’autre par l’écoute et de résister à une société qui valorise le paraître et la mise en scène de l’existence.

Il ne s’agit donc pas de considérer la discrétion comme un trait de caractère, ici, la disparition devient un geste, une philosophie de l’existence.

Pierre Zaoui  enseigne la philosophie à l’université Paris VII – Denis-Diderot. Ses recherches portent notamment sur Spinoza, Gilles Deleuze, l’art contemporain et la pensée politique. Il est membre du comité de rédaction de la revue Vacarme et l’auteur notamment de Spinoza, la décision de soi  (Bayard, 2009) et La Traversée des catastrophes  (Seuil, 2010).

Entretien par Caroline Broué, Ludovic Piedtenu et Eric Fassin .

Pierre ZAOUI : « Mon expérience des manifestations politiques c’est une expérience de la discrétion. On se fond dans une masse. »

« On ne peut pas faire de la discrétion une idéologie : il y a une ambiguïté de la notion, par exemple, le retrait est-il un moyen de ménager la prochaine apparition, ou est-il une tentative de disparition, l’acceptation d’être n’importe qui ? »

 

 

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