« Adoption, je t’aime… moi non plus », Le monde en face, France5

http://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/11010140-adoption-je-t-aime-moi-non-plus/

En France, 16 000 couples ou célibataires sont en attente d’adoption. Pour beaucoup, tout se passera bien. Pour d’autres, l’arrivée de l’enfant tant désiré sera le début d’un chemin tortueux, douloureux et parfois pavé de regrets. Car l’adoption est aussi la rencontre entre deux blessures. Celle d’hommes et de femmes qui n’ont pu donner la vie, celle d’enfants marqués par l’abandon et les souffrances.

Voici l’histoire de huit adoptions. Huit histoires de famille à la fois tendres et violentes. Parents et enfants racontent avec pudeur et dignité comment dépasser la douleur, l’incompréhension et le rejet.

Car, année après année, malgré les épreuves, les batailles, les divisions, malgré les larmes et les cris, malgré le renoncement des uns et le découragement des autres, parents et enfants finissent par fonder une véritable famille.

Pour Barbara, son adoption a d’abord été un arrachement : quand ses parents sont venus la cherche au Chili, elle  a dû quitter son orphelinat et sa nounou. Elle avait quatre ans : elle ne leur a jamais pardonné. Sonia, adoptée en Inde, n’a pas accepté la mort de sa mère de naissance. Dimitri a longtemps pleuré la nuit sans savoir pourquoi. Grégoire a connu la rue. Anna a été « celle de la DDASS », dont personne ne voulait. Lorsqu’ils sont arrivés dans leur nouvelle famille, tous étaient en colère. Trop d’adultes avaient déjà failli. Certains enfants ont choisi le conflit, la provocation, la violence, pour tester cet amour qu’ils croyaient impossible. D’autres ont préféré la fuite, la fugue, tout ce qui pouvait les détruire. Alors, le rêve des parents s’est transformé en cauchemar. Ils se sont sentis honteux, démunis. Avec face à eux, une société crispée : l’adoption est un acte d’amour formidable et une institution qu’il ne faut pas salir.

Paulette et Jean-Michel, les parents de Grégoire, ont vu surgir en eux une violence qu’ils ne soupçonnaient pas. Claudia, la mère de Paola, adoptée en Colombie avec son frère, a un temps sombré dans la dépression : ces enfants avait trop souffert de mauvais traitements infligés par leur mère biologique. Marianne et Damien ont appris à vivre avec Théo qui souffre d’un handicap non-détecté à la naissance. Parfois, la seule solution fut de se séparer, pour un temps. Nathalie a demandé le placement de Sonia, sa fille adoptive, qui lui rendait la vie impossible. Claudia et Louis voient leur fille, Paola, deux fois par mois. Elle a frappé sa mère : elle a été placée par les services sociaux.

73′ – écrit et réalisé par Stéphanie Malphettes, produit par Morgane Production avec la participation de France Télévisions et le CNC

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