Diagnostic ou pronostic ? L’édito du dernier numéro du magazine L’Information Psychiatrique ci-dessous est particulièrement intéressant et remarquable en ce qu’il pose une question de fond :
« Il n’empêche, le constat est manifeste et frappant. Tous les efforts portent aujourd’hui sur le travail autour du diagnostic (centres experts, plateformes, etc.) en négligeant scandaleusement le pronostic. Or, il n’y a pas de continuité thérapeutique sans une idée de pronostic. Si bien qu’en matière de troubles1 mentaux (qu’ils soient d’apparence aiguë ou chronique), le soin paraît réduit aux actes permettant de juguler en un temps bref la symptomatologie la plus envahissante. Quand il n’est pas réduit à réduire les risques de débordements et de troubles du comportement pour soi ou pour autrui.«
Si les efforts autour de la communication sur la question « santé mentale » peuvent sembler louables, force est de constater depuis des années une dérive qui met l’accent et les moyens sur « étiqueter », ou, disons-le plus agréablement sur « diagnostiquer » ; mais quid du suivi des patients sur la durée, quid de cette continuité des soins évoquée dans cet édito ? Un suivi sur la durée est coûteux et de plus en plus malheureusement à contrecourant de la tendance sociétale à trouver des solutions efficaces rapidement. A lire si le sujet vous intéresse.



