Je relaie l’information sur ce colloque après avoir rencontré Bénédicte Vidaillet dans une formation et lu son livre passionnant « Pourquoi nous voulons tuer Greta. Nos raisons inconscientes de détruire le monde », paru en 2023 chez érès.
Elle y propose un regard radicalement décalé – et qui résonne fortement chez la « psy » que je suis -, qui ouvre et nourrit notre capacité à penser (à mon sens aujourd’hui enfermée et pour beaucoup inaudible) la situation écologique, en intégrant les dimensions affectives et subjectives qui nous meuvent ; un regard décalé car sortant des sentiers battus et novateur, et de ce fait profondément rafraîchissant. Le colloque ci-dessous s’inscrit dans cette voie.
Extrait de l’argument du colloque
L’aggravation de la situation écologique globale nous projette vers un monde en rupture
avec celui que nous avons connu. Comment, alors, dépasser le sentiment d’impuissance
qui peut s’emparer de nous, à l’échelle individuelle et collective ? Où puiser des
ressources pour faire face à l’ampleur du désastre en cours, inventer d’autres manières
d’agir, de penser et de sentir ?
Cette journée offre un prolongement aux contributions développées dans le numéro 37
de la Nouvelle Revue de Psychosociologie « Penser et intervenir face au désastre
écologique » (coordonné par D. Faure, J. Le Goff, B. Vidaillet, 2024), qui abordaient la
question écologique en intégrant les dimensions affectives et subjectives. Parce qu’il
s’agit d’articuler le sujet et le collectif, le psychique et le politique, et de travailler la
question du sens, du lien et de la transformation, cette journée donnera l’occasion
d’explorer nos champs d’intervention.



