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« Comment faire face à l’anxiété générée par la guerre en Ukraine » par PsyCom

Je relaie ci-dessous un article paru début mars sur le site « Santé Mentale Info PsyCom », et qui donne quelques indications utiles.

Original ici.

Accepter l’inquiétude, limiter son exposition à l’actualité et trouver le moyen d’agir à son échelle par rapport aux événements : autant de moyens qui peuvent nous prémunir contre l’angoisse.

La guerre en Ukraine, depuis l’entrée des troupes russes dans ce pays le 23 février, s’est imposée dans l’actualité. En France comme ailleurs dans le monde, beaucoup de personnes témoignent sur les réseaux sociaux ou auprès des journalistes de l’anxiété que ce conflit génèrent chez elles.

Peter_Lazar/AFP

Dans les jours qui ont suivi l’offensive russe, la plupart des médias ont interrogé des psychologues ou des psychiatres, sollicitant des conseils pour mieux faire face à l’anxiété. Une réactivité qui montre à quel point la santé mentale est  devenue, à la suite de la pandémie de Covid-19, une préoccupation à part entière.   

Les professionnels de la santé mentale rappellent, comme pour la pandémie, que ressentir de l’anxiété est une réaction adaptée au contexte. Passé la sidération ou l’incrédulité face aux premiers bombardements de l’Ukraine, un nouvel état émotionnel s’installe chez la plupart d’entre nous. Cette anxiété nous place en alerte, nous préparant à agir face à des dangers potentiels. Elle devient problématique si elle perturbe durablement notre quotidien. 

Il est utile de parler de ses inquiétudes avec ses proches et plus généralement, de “s’attarder sur ses sentiments”, selon la suggestion de la psychothérapeute britannique Lucy Beresford. “Il faut du courage pour rester dans le moment présent avec ses sentiments, car on peut avoir peur d’être submergé, affirme-t-elle au Huffigton post. Mais se murmurer à l’oreille le mantra ‘ça aussi ça va passer’ est très efficace.”

On peut limiter l’exposition aux informations sur la guerre en Ukraine pour préserver sa santé mentale. Il ne s’agit pas de se couper de l’actualité, car on a besoin de comprendre ce qui se joue pour diminuer le niveau d’incertitude. Cependant, la vigilance est de mise avec les images, dont l’effet est plus marquant que les textes, et avec les chaînes d’information en continu, dont le principe même incite à rester devant l’écran. 

Si on a des enfants, on peut trouver des mots adaptés à leur âge pour leur expliquer ce qui se passe. Il est utile de choisir un moment où l’on est parvenu à prendre un peu de recul, sans tenter de cacher ses émotions pour autant.

Enfin, se montrer concerné et solidaire avec les victimes du conflit, agir à son échelle et défendre les valeurs auxquelles on croit sont des moyens efficaces de lutter contre le sentiment d’impuissance, un des moteurs de l’anxiété.  

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